Tous les experts du secteur s’accordent sur un point: l’économie collaborative est devenue un «fourre-tout» qui mériterait d’être davantage réglementé. On trouve notamment ces «gros poissons» valorisant plusieurs milliards de dollars, comme Airbnb ou Uber. Mais les plateformes qui surfent sur la vague de l’économie du partage font débat. «Pour moi, Airbnb n’a rien à voir avec l’économie collaborative, avance l’économiste Benjamin Coriat. Des professionnels achètent des appartements et les mettent en location toute l’année sur cette plateforme. C’est un scandale!»

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De plus en plus de petites start-up émergent par ailleurs chaque jour et proposent des plateformes avec une vision solidaire. C’est le cas de Mutum. Des voisins se mettent en relation sur ce site pour se prêter des objets. «Les plateformes de ce type peinent à trouver des financements, mais c’est déjà plus facile qu’il y a trois ans», souligne Emilie Morcillo. Aujourd’hui, seulement 2 à 7% de la population, selon la consultante, utiliserait ce type de service désintéressé. Pour Anne-Sophie Novel, auteure de La Vie share, le défi pour les consommateurs français est de choisir les bonnes alternatives dans une économie où cohabitent modèle ultralibéral et entrepreneuriat social.