Tout est permis avec le crowdfunding: faire appel au don pour financer ses études, soutenir des productions artistiques ou même sauver le moulin de Witternesse, commune du Nord-Pas-de-Calais, qui menace actuellement de s’écrouler.

«Le financement participatif est un mécanisme qui permet de récolter des fonds auprès d’un large public en vue de financer un projet créatif ou entrepreneurial qui fonctionne le plus souvent via Internet», peut-on lire sur le site du Ministère de l’Economie et des Finances.

Le financement par la foule fait donc appel à l’épargne des ménages et des entreprises. Le principe: chaque contributeur met le montant de son choix pour participer à un projet qui l’intéresse. Le site www.comprendrechoisir.com recense quatre catégories.

Le don

Le crowdfunding peut prendre la forme de don. En d’autres termes, le contributeur, que ce soit une personne ou une entreprise, verse une somme sans attendre de contrepartie. Cette forme de financement est le plus souvent destinée aux associations caritatives.

Parmi les nombreuses plateformes de crowdfunding existantes, les plus connues sont généralistes telles que la française KissKissBankBank et ou sa version américaine: Kickstarter.

La récompense

Avec ce type de financement par la foule, celui qui participe à une levée de fonds peut souhaiter donner dans l'espoir d’obtenir une récompense. Lorsque le projet est entièrement financé, l’objet de la création sera offert en cadeau pour remercier de sa participation.

Par exemple, si vous financez la création d’un album musical, les artistes devront vous envoyer le CD, une fois abouti. La plateforme spécialisée dans l’univers culturelle MyMajorCompagny se prête tout à fait à ce type de financement. Autre plateforme de don avec récompense? Ulule, fondée en 2010.

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Le prêt

Le financement participatif peut prendre la forme d'un prêt d’argent entre particuliers: on parle de lending crowdfunding. Les emprunteurs et les épargnants souhaitent s’affranchir des banques en ayant recours à ce système de financement, qui s’apparente à du microcrédit.

Le contributeur qui a financé le projet escompte le remboursement de ce prêt, généralement avec intérêt. Les plateformes de prêts les plus en vogue sont Prêt d’Union en France et LendingClub aux Etats-Unis.

La prise de participation

Ce modèle de crowdfunding permet à faire appel à n'importe quel internaute pour investir en actions dans sa start-up. Egalement baptisé crowdequity, il intervient souvent en phase de début d'activité ou plus tard, lors d'un besoin de fonds propres.

SmartAngels, plateforme de crowdfunding pour investir en direct dans des PME, explique sur son site Internet qu’il s'agit «d'une levée de fonds où les entrepreneurs misent sur le grand nombre d'investisseurs qui s'additionnent afin d'atteindre un objectif préalablement fixé». Dans ce cas, le contributeur devient alors un actionnaire et espère recevoir des dividendes en retour de son investissement.

A côté de SmartAngels, il existe SparkUp et Investir99, dont les porteurs de projets doivent réunir 99 votes gratuits pour se faire parrainer et ensuite trouver des financements. Une étude de L’Observatoire du crowdfunding chez les Français, réalisée en octobre 2014, nous apprend également que le don est la forme de financement participatif qui a le plus le vent en poupe tandis que l’investissement en capital représente 21%.