INTERVIEW – Bien que fils de l’ex surfeur professionnel Christian Fletcher, Greyson (Fletcher donc) a préféré se consacrer au skateboard. A partir de vendredi, le Californien de 22 ans tentera de remporter l'étape marseillaise de la Coupe du monde.

Tu participeras en fin de semaine à la Sosh Freestyle Cup, une étape de la Coupe du monde de bowl. Tu skates tout le circuit ?

En fait, j’adore participer à tous les contests de bowl, mais je ne cherche pas forcément à faire toutes les manches de la Coupe du monde. Je me laisse un peu porter, c’est selon le feeling ou l’humeur du moment. Ce qui est certain, c’est que c'est les bowls que je préfère skater.

Cela fait quelques semaines que tu te promènes en Europe...

J’étais à Barcelone il y a trois semaines pour les X-Games. J'y ai très mal skaté mais je me suis bien marré ! (Rires) J’ai ensuite passé un peu de temps à Hossegor, puis je me suis motivé pour participer à cette étape de Coupe du monde organisée à Marseille.

Avec quelle ambition ?

Celle de gagner bien sûr ! Mais je veux aussi pouvoir m'éclater... Les deux, ce serait parfait. L'ambiance a l'air cool ici.

Tu étais déjà venu à Marseille ?

Une fois, quand j’avais environ 10 ans. Du coup je pense qu'on peut considérer que c’est ma première fois ici. Je n’ai pas encore pu skater le bowl comme les mecs étaient en train de terminer de le peindre, mais ça a l’air bien fun. Je ne sais pas encore ce que ça va donner, mais je ne vais suivre aucune ligne particulière. Je skate à l’instinct, en essayant d'aller toujours plus haut. On verra bien ce que ça donne.

Connais-tu un peu les mecs contre qui tu vas skater ?

Je suis super nul avec les noms des gars, mais je reconnais les visages. Je sais que je vais certainement en reconnaître certains que j'ai pu croiser avant. Après je ne regarde jamais les vidéos de skate et je ne suis pas du tout ce qui se passe dans le monde du skateboard. Donc en fait je ne connais pas trop les skateurs, en dehors des potes avec qui je skate chez moi.

Tu es le fils de Christian Fletcher, qui a longtemps été surfeur professionnel. As-tu grandi avec la pression de faire aussi bien que lui ?

Quand j’étais plus jeune, les gens avaient l’habitude de me comparer à mon père. Aujourd'hui ils ne le font plus trop, parce que lui était dans le surf et que moi je suis skateur. Du coup je ne me suis jamais mis aucune pression par rapport à ça, même s’il était connu. Je m’en foutais parce qu’on ne fait pas la même chose. Et même s’il est capable de skater...

PROPOS RECUEILLIS PAR LAUREN HORKY