Immense auteure aux 85 livres dont 79 publiés de son vivant, Agatha Christie n’a pas passé sa vie assise à son bureau pour écrire ses romans. L’écrivaine britannique a, dès l’enfance, choisi de mener une vie à 100 à l’heure, loin des conventions du XXe siècle.

Une british so frenchy

Née à Torquay en Grande-Bretagne, Agatha Christie entretient dès les premières années de sa vie une relation privilégiée avec la France. «Son tout premier livre, intitulé La mystérieuse affaire de styles, a d’ailleurs été publié en France, aux Editions du Masque», explique Anne Martinetti, auteur de Agatha Christie de A à Z. L'écrivaine britannique deviendra plus tard l’auteure vedette de cette édition. «Elle est souvent allée en France, très tôt dans sa vie. C’est par exemple dans les eaux de Dinard qu’elle a appris à nager.»

A 16 ans, déjà dans les airs

Au moment de son adolescence, l’aviation n’en est encore qu’à ses débuts. Pourtant, elle rêve de faire un tour dans les airs. «La jeune Agatha a longuement insisté auprès de sa mère, qui a fini par céder et à l’autoriser à effectuer un de ses vols. Certains particuliers avaient chez eux de petits modèles d’avion, autant dire pas très fiables, et l’un d’eux a accepté d’emmener Agatha Christie avec lui.»

Un cœur bien accroché

Pendant la Première Guerre mondiale, Agatha Christie s’engage en tant qu’infirmière dans sa ville natale de Torquay. «Alors que les autres jeunes filles tombaient souvent dans les pommes à la vue des blessures des combattants, Agatha Christie, elle, transportait sans problème les membres des soldats amputés. C’est aussi à cette période qu’elle a pu acquérir bon nombre de connaissances au sujet des drogues et des poisons.» Un savoir qui lui a été bien utile plus tard lors de la rédaction de ses ouvrages.

Le confort malgré tout

Après avoir épousé l’archéologue Max Mallowan, elle le suit en Irak pour mener des fouilles dans les années 1930. A l’époque, le confort dans les camps d’archéologues est sommaire, ce qui ne convient pas du tout à Agatha Christie. «Elle était très attachée à un certain art de vivre à l’anglaise. Elle a par exemple recruté des employés sur place, leur a appris la cuisine et les a ensuite embauchés comme cuisiniers. Elle s’arrangera aussi pour aménager les camps de façon agréable», raconte Anne Martinetti. L’histoire ne dit pas si toute l’équipe de fouilles buvait quotidiennement du thé sur les coups de 17h.

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