C’était une première pour 20 Minutes. Après avoir reçu une centaine d’inscriptions pour le challenge dédié aux start-up innovantes pour les actifs urbains, les résultats ont été annoncés le mardi 15 septembre lors de la conférence annuelle Vis[i]ons 2016, organisée en partenariat avec Soon Soon Soon.

Il ne restait que trois projets dans la course, choisis par les lecteurs de 20 Minutes parmi 10 start-up retenues: Optimiam, Vinocasting et Pumpkin. Avec son application pour lutter contre le gaspillage alimentaire, Optimiam a recueilli le plus de suffrages lors de la conférence et a remporté le challenge. La start-up va ainsi bénéficier d’un budget média d’une valeur équivalente à 300.000€.

Disponible sur Android et iOS, Optimiam permet aux commerces alimentaires de vendre en promotion aux consommateurs autour d’eux leurs excédents. Rencontre avec Raodath Aminou et Alexandre Bellage, les deux cofondateurs, après la réception de leur prix.

Dans quel été d’esprit étiez-vous lors de cette dernière ligne droite?

Alexandre Bellage: Nous étions très motivés par ce challenge et l’opportunité qui l'offrait. Nous avons mobilisé toute notre communauté afin de réunir un maximum de votes pour accéder à cette dernière étape qu’était le pitch lors de la conférence. C’est un exercice qu’on apprécie et qui est nécessaire. Nous étions confiants mais il y a toujours une appréhension, notamment avec les autres start-up de qualité qui étaient qualifiées. C’était de sérieux concurrents!

Quelle est votre phase actuelle de développement?

Raodath Aminou: Notre réseau compte 30.000 utilisateurs à Paris et 90 commerçants. Notre objectif principal est de grossir cette communauté. Nous sommes également en pleine levée de fonds qui se situe entre 500.000 et 800.000€. La visibilité gagnée grâce à ce concours devrait nous aider. On a également mis en place cet été une campagne de crowdfunding pour un triporteur qui s’occupera de livrer les stocks d’invendus à nos partenaires et au grand public. Ca nous permet de sensibiliser au gaspillage alimentaire et de mettre en avant les commerçants inscrits.

Quels sont vos ambitions sur le long terme?

R. A: Nous souhaiterions rassembler 2.000 commerces alimentaires d’ici à 2017 et être bien implanté à Paris. Il y a pour l’instant beaucoup de métiers de bouche, on aimerait diversifier notre offre avec la moyenne distribution qui souhaite se positionner aussi sur ce créneau. Mais pour l’instant notre priorité reste notre levée de fonds.