Les 24 Heures du Mans sont une course qui durent 24 heures et, à la fin, ce sont Porsche et les Allemands qui gagnent. Grâce à la voiture numéro 2 pilotée par Timo Bernhard, Earl Bamber et Brendon Hartley, la firme de Stuttgart a remporté ce dimanche ses 19es 24 Heures du Mans, disputées sous une canicule qui a mis les mécaniques à rude épreuve. C'est sa troisième victoire consécutive.

La joie chez les techniciens de Porsche quelques secondes après l'arrivée. Crédit : Pierre Brun.

Puis chez les pilotes, Brendon Hartley, Timo Bernhard et Earl Bamber. Crédit : Pierre Brun.

Pourtant, après la colossale désillusion de sa défaite en 2016 dans le dernier tour en raison d'une panne, Toyota avait tout fait pour inscrire pour la première fois son nom au palmarès de la catégorie LMP1: trois voitures engagées contre deux Porsche, la présence du grand patron de la marque japonaise au Mans, et une détermination sans faille. La preuve, jeudi soir, la n° 7 de Kamui Kobayashi avait battu lors des essais le record du tour le plus rapide sur le circuit du Mans dans sa configuration actuelle. Toyota était donc parti fort, très fort. Peut-être trop fort. On récapitule.

Vers 23h30 débute une longue série de galères pour les prototypes favoris. C'est d'abord la Toyota n° 8, avec Sébastien Buemi au volant, qui s'arrête presque 3 heures pour des problèmes de freins et qui dit adieu au haut du classement.

La Toyota n°8. Crédit : Pierre Brun.

Malgré tout, la Toyota n° 7 se lance dans la nuit sarthoise en tête. Jusqu'à un nouvel épisode de la malédiction japonaise. Peu avant 1h, elle abandonne. Une demi-heure s'écoule et c'est Nicolas Lapierre qui sort de sa Toyota n° 9. Fumante après avoir été percutée dans le virage Dunlop, elle abandonne aussi !

La Porsche numéro 1 voit alors un boulevard s'ouvrir devant elle. Pendant toute la nuit et la matinée, Neel Jani, Nick Tandy et André Lotterer la ménagent. Avec leur avance, s'ils terminent la course, ils auront gagné. Ils ne termineront pas la course. A la surprise générale, à 11h50 dimanche matin et après dix heures en tête, la Porsche s'immobilise dans la ligne droite des Hunaudières. Fini, à cause d'un problème de pression d'huile.

La dernière Toyota, la n°8, étant larguée, on se retrouve avec la Porsche n°2 comme seule LMP1 en position d'empêcher une grande première, la victoire d'une LMP2. On se rappelle alors que la Porsche n°2 avait inauguré la série noire des LMP1 samedi vers 19h30, en ayant dû s'arrêter 1h05 pour des réparations.

Mais après tous les abandons qui ont suivi, ses pilotes, Bernhard, Bamber et Hartley, se retrouvent désormais avec trois tours de retard à rattraper sur l'Oreca numéro 38 et  se lancent dans un sprint pour la victoire. La LMP1 a toutes les chances de rattraper la LMP2. Effectivement, à 13h50, c'est fait.

Mais il reste 1h10 de course, et chez Porsche, on stresse. La voiture survivra-t-elle à cette incroyable hécatombe ?

Oui, et au moment du drapeau à damier, Timo Bernhard est en tête. Porsche respire. Les pilotes de la LMP2, Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis et le Français Thomas Laurent, 19 ans seulement, se consolent avec la victoire dans leur catégorie et une brillante deuxième place au classement général. Chez Toyota, on est encore plus fâché avec Le Mans.

Comme le veut la tradition, la piste a ensuite été rendue au public pour la cérémonie du podium. Nous, on a décidé de prendre de la hauteur. C'est beau, non, Le Mans vu du ciel ?

Les pilotes Porsche vainqueurs saluent la foule. Crédit : Pierre Brun.

Leur voiture aussi. Crédit : Pierre Brun.

Crédit : Pierre Brun.

Crédit : Pierre Brun.

Crédit : Pierre Brun.

Crédit : Pierre Brun.

Crédit : Pierre Brun.

Crédit : Pierre Brun.

Vue Panoramique. Crédit : Pierre Brun.