Les policiers verbaliseront les voitures mal garées, notamment sur les places de livraison.
Les policiers verbaliseront les voitures mal garées, notamment sur les places de livraison. - C. VILLEMAIN / 20 Minutes

Caroline Girardon

Plus de 2 000 voitures stationnées sur les trottoirs, en double file, sur les passages cloutés ou les places handicapées. A Villeurbanne, le constat est sans appel. Les automobilistes se garent n'importe où, faisant fi de toute interdiction. Et c'est encore plus criant, le soir. « A partir de 19 h, c'est une vraie calamité, déclare Pascal Merlin, de l'association Droits du Piéton. Les gens savent que la police municipale ne verbalise plus dès 20 h et que la police nationale a bien d'autres choses à faire. Alors, ils en profitent. Venez rue du 4-Août. Vous verrez des trottoirs remplis de voitures alors qu'il y a un parking à 300 mètres. » La municipalité, qui mènera ce mardi soir une vaste opération de lutte contre le stationnement sauvage, a décidé de saisir le problème à bras-le-corps, après avoir pris connaissance des résultats d'une étude.

40% des parcs privés vides
« On a recensé 52 000 voitures à Villeurbanne, 50 000 places de parking résidentielles, et 20 000 emplacements publics, dévoile Didier Vullierme, adjoint aux déplacements urbains. L'offre est là. Mais on a constaté que 40 % des parcs privés n'étaient pas utilisés. » La raison ? Des automobilistes qui ont oublié leur clé de garage à la maison et ont la flemme de remonter les chercher. Ou d'autres ayant entreposé trop d'objets dans leur garage pour pouvoir s'y garer. « Peut-être qu'il faut revoir les tarifs et proposer des prix plus avantageux », s'interroge Pascal Merlin. Et d'ajouter : « L'initiative de la mairie est intéressante mais si elle n'est pas renouvelée à plusieurs reprises, elle ne servira strictement à rien. Cela sera un coup d'épée dans l'eau. » La municipalité, qui rappelle que le but premier de cette opération « n'est pas de verbaliser à tout prix », va mettre en place, en octobre prochain, un plan stationnement visant à tripler le nombre d'agents spécialement dédiés au contrôle des véhicules, à développer les emplacements pour les deux roues et étendre le stationnement payant (1 550 places actuellement).