Le calvaire d'une mère de famille aux assises

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Publié le 19 juin 2012.

Justice Chériff Goussi est jugé pour le meurtre à coups d'extincteur et le viol d'une femme de 56 ans

A son entrée dans le box des accusés de la cour d'assises du Rhône, lundi matin, Chériff Goussi, 27 ans, fixe le sol. Comme pour éviter de croiser le regard des proches de la victime qui lui font face. Les deux enfants de Sylviane B., sa sœur et d'autres membres de la famille sont là. Ils écoutent le récit du calvaire vécu par cette femme de 56 ans, retrouvée agonisante le 18 septembre 2010 dans un box de parking d'une résidence de la rue Bossuet (6e), après avoir été frappée puis violée. Des actes « d'une violence extrême », estime un enquêteur venu témoigner lundi, que Chériff Goussi reconnaît dès son interpellation. Le matin des faits, après une nuit de beuverie avec deux copains, le garçon, qui habite à deux pas de la scène de crime, pénètre dans le parking et fracture une voiture.

« Elle a été massacrée »
Il remarque dans un box voisin qu'une femme est en train d'ouvrir son coupé et tente de s'emparer des clés. Mais Sylviane B., décrite comme une « battante », résiste et se dirige vers un sas qui conduit à l'immeuble pour demander de l'aide. S'ensuit alors un déferlement de coups. « Elle a été massacrée », ajoute l'enquêteur, précisant que la tête et le visage de la victime ont été cognés sur le sol, frappés à coups de poings puis d'extincteur. Alors qu'elle agonise, Chériff Goussi explique lors de ses auditions avoir été pris d'une « pulsion » et être retourné dans le box pour la violer avant de recouvrir son corps de poudre d'extincteur pour effacer toute trace. « Il reconnaît et regrette les faits », indique l'une des avocates de la défense, Roskana Naserzdeh. Pour lui éviter la réclusion à perpétuité, elle reviendra lors des débats sur « le cheminement » qui a conduit à de tels actes ce garçon, maltraité dans son enfance et possédant, selon les experts, « la maturité affective d'un enfant de 4 ans ». Les proches de la victime comptent eux sur ce procès pour tenter de refermer leur plaie. « Il faut que la justice rende une décision exemplaire dans ce dossier, déclare l'avocat des enfants, Me Frédéric Gosme. Cette famille essaye de trouver la meilleure façon de faire le deuil. Ce procès est une manière de le faire. » Verdict mercredi.

Elisa Frisullo
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