Sa petite entreprise ne connaît pas la crise

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Publié le 14 juin 2012.

économie A l'occasion du Salon des entrepreneurs, rencontre avec une maman, chef d'entreprise

Petit à petit, l'oiseau fait son nid. Nathalie Collombat, 35 ans, rencontrée mercredi sur le Salon des entrepreneurs, a mis quatre ans pour bâtir sa petite entreprise. La jeune femme, qui réside à Fontaines-sur-Saône, fabrique elle-même et vend sur Internet des coussins de maternité-allaitement, mais aussi du linge pour lits évolutifs ainsi que des poufs-transat pour bébé et des accessoires pour nourrissons prématurés. L'idée lui est venue d'une amie rencontrée lors d'un séjour à l'hôpital. En 2008, la jeune femme dépoussière sa machine à coudre, s'installe dans son salon et se met à réaliser son premier coussin qu'elle vendra quelques jours plus tard sur un site marchand avant de voir les demandes affluer. A l'époque, Nathalie Collombat, maman de trois enfants, dont deux jumelles handicapées, rêve d'évasion.

Se développer à l'étranger
Agées de 7 ans et demi, Célia et Laura souffrent du syndrome de Charge, une maladie génétique rare aux nombreuses anomalies, entraînant des retards de croissances, des problèmes de surdité ou encore des malformations. « Je ne voulais pas mourir intellectuellement, je souhaitais sortir du monde du handicap, sourit la jeune “mompreneur” (maman qui crée son entreprise). J'avais la volonté de passer à autre chose et de pouvoir me projeter vers l'avant. Car lorsqu'on accueille des enfants handicapés, tout s'annule. On ne peut plus faire de projets à long terme. » En avril 2011, Nathalie crée officiellement son entreprise (1). « Cela me paraissait la solution idéale car ça faisait sept ans que j'étais sortie du monde du travail. Et je suis obligée d'avoir des horaires souples pour mes filles. » La trentenaire pense désormais à l'avenir. Elle est entrain de former une couturière et espère la salarier à mi-temps dès le mois de septembre. Expédiant des commandes à l'étranger, elle rêve de voir sa petite entreprise prospérer et se développer à l'international. « Je pense aux jumelles, car je veux leur assurer un avenir. Je sais qu'elles auront des difficultés à trouver un emploi. Alors l'objectif, c'est qu'elles puissent travailler avec moi dans quelques années. »

Caroline Girardon
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