« C'est un acte barbare, de l'acharnement gratuit »

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Publié le 13 juin 2012.

Justice Trois hommes comparaissent pour la rixe mortelle de Saint-Jean

Assis au premier rang, blottis les uns contre les autres, les membres de la famille de Mustapha Rihane se tiennent les mains et regardent avec difficulté les images projetées dans la salle d'audience de la cour d'assises du Rhône. Celles enregistrées le 9 janvier 2011 par les caméras de vidéosurveillance du Vieux-Lyon. Depuis lundi, trois trentenaires sont jugés pour avoir porté des coups mortels à la victime, devant une boulangerie de la rue Saint-Jean. Ce jour-là, au petit matin, les compères alcoolisés décident d'acheter quelques sandwichs. C'est là qu'ils croisent Mustapha Rihane et ses amis. Selon leurs dires, le père de famille, lui aussi alcoolisé, aurait tenté de leur passer devant dans la file d'attente, déclenchant une altercation. Très vite le ton monte et les deux groupes se retrouvent sur le pavé. Les images parlent ensuite d'elles-mêmes.

« C'est parti d'un rien »
Sur l'écran, les accusés se mettent à trois sur la victime qui tombe à terre. L'homme essuie alors des coups de pieds à cinq reprises, mais aussi des coups de bouteille et de couteau. « C'est choquant, confesse la sœur du défunt, qui n'avait jamais vu ces images. C'est parti d'un rien. Il s'est fait tuer à cause d'une bousculade. » « C'est dur, je suis très choquée de voire toute cette violence, ajoute la nièce. C'est un acte barbare, de l'acharnement gratuit. Les témoins de la scène auraient pu essayer de les calmer. » Bénédicte Del Vecchio, avocate des parties civiles estime qu'« il était important de voir ces images à l'audience car elles sont très parlantes. Et cela permet de prendre conscience de la gravité des faits. »René Lambert, défendant l'un des accusés, enchérit : « Elles montrent la place de chacun. » Et notamment celle de Djilali H., soupçonné d'avoir porté les coups de bouteille. Il est le seul à nier et à n'avoir exprimé aucun regret. Sauf celui d'avoir laissé 20 € au boulanger, et d'être parti... sans les sandwichs.

Caroline Girardon
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