Le refus du mal-logement fait école

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Publié le 13 juin 2012.

Social Dans le 2e arrondissement, un collectif de parents d'élèves veut aider les écoliers sans-abri

Un vent de fronde souffle à l'école dans les rangs des… parents d'élèves. Une trentaine de familles des groupes scolaires Michelet, Alix, Monnet, Aubrac, et Condé se sont réunies pour créer le Collectif de soutien aux familles sans logement dont les enfants sont scolarisés dans le 2e arrondissement. Une mobilisation destinée à marquer leur refus devant des situations humaines devenues insupportables. « Le matin, nous voyons ces enfants qui ont passé la nuit dans un square sous la tente. Ils sont épuisés, ne mangent qu'une fois par jour, nous ne pouvons pas être insensibles », explique Mme Bonarel, une mère qui n'a pas hésité à ouvrir sa porte aux plus démunis. « En 2011, j'ai recueilli un élève quatre mois. Cette année, j'ai hébergé d'autres enfants », ajoute-t-elle.

Des attentes fortes
Dans ce quartier comme dans le 1er, des parents sont allés jusqu'à payer des nuits d'hôtel pour abriter ces familles originaires des pays de l'Est. Et à l'école Montbrillant (3e), une salle a été réquisitionnée pour deux mères et leurs enfants, à la rue. Un mouvement de révolte qui témoigne du ras-le-bol des parents d'élèves. « Nous demandons juste que la loi stipulant que chaque enfant a droit à un logement soit respectée », rappelle Mme Bonarel qui estime à une soixantaine le nombre d'élèves sans toit dans le 2e. Un nombre en hausse depuis la fin de la trêve hivernale, au cours de laquelle 1 200 places d'hébergement d'urgence ont été ouvertes, contre 440 en 2011, rappelle la préfecture. 250 nuitées d'hôtel ont aussi été proposées le soir. « Depuis, il y a chaque jour de nouvelles familles dehors et pas de place au 115 », ajoute la présidente de RESF, Catherine Tourier, soucieuse que les choses évoluent enfin. « Le changement de gouvernement a suscité un espoir. Il est en train de mesurer l'étendue du problème du logement et des sans-papiers. Il va falloir qu'il le prenne à bras-le-corps, car ce que nous n'acceptions pas du gouvernement Sarkozy, nous ne l'accepterons pas du gouvernement Hollande. » Les parents, en contact avec des avocats, ont prévu de déposer en préfecture des dossiers d'urgence au logement dans les prochains jours.

Élisa Frisullo
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