Les abeilles font leur nid en ville

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Publié le 11 juin 2012.

biodiversité Depuis 2010, nichoirs et hôtels ont été installés pour favoriser leur développement

Pas de doute, les abeilles sauvages prennent leurs aises dans nos quartiers. C'est ce qui ressort du projet Urbanbees, expérimenté depuis le printemps 2010 dans le Grand Lyon par l'association Anthropologia, l'Institut national de la recherche agronomique d'Avignon, en partenariat notamment avec la ville de Lyon. Un programme européen destiné à comprendre comment vivent les butineuses en ville et favoriser leur développement en milieu urbain et périurbain. En deux ans, seize sites abritant des « hôtels à abeilles », des nichoirs au sol et des plantes ont ainsi été aménagés à Lyon et en périphérie, dans des parcs, mais aussi au milieu des immeubles. Deux d'entre eux, situés rue du Bon Pasteur (1er) et dans le parc de Chambovet (3e), ont été inaugurés samedi.

200 à 300 espèces
« Il est trop tôt pour avoir des résultats définitifs. Mais visiblement, ça marche. Il y a déjà plus d'abeilles sauvages qu'autrefois », indique l'adjoint EELV Gilles Buna, chargé de l'aménagement et qualité de la ville. Ces butineuses, dont on connaissait déjà l'attrait pour les villes, souvent plus chaudes que les campagnes et fournies à l'année en denrées alimentaires (parcs, espaces verts…), se plaisent dans les hôtels et nichoirs. « Tous les sites sont fréquentés et nous observons une nidification non négligeable », confirme le chef du projet d'Urbanbees, Bertrand Vaissière, qui estime à 200 ou 300 le nombre d'espèces d'abeilles (non domestiques) séjournant dans l'agglo. Autre enseignement : les butineuses ne sont pas trop regardantes sur la literie. Elles nichent dans une grande diversité d'essences. « Cette étude permet aussi de distinguer les aménagements qui ont le plus d'effet sur leur développement », précise Gilles Buna. De quoi alimenter ensuite un guide de « bonnes pratiques » prévu pour fin 2014. Une étude pour la préservation des abeilles importante, puisqu'« un tiers de notre alimentation dépend de l'activité pollinisatrice », rappelle Bertrand Vaissière.

Elisa Frisullo
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