Benjamin, côté garçons, de ces législatives, « PAM », comme on le surnomme au Front national, est rapidement devenu l'un des atouts jeunesse majeurs de l'extrême droite. Son aisance à l'oral et son engagement sur le terrain ont très vite convaincu les cadres du parti. « La maturité, ce n'est pas fonction du nombre d'années écoulées », déclare l'étudiant en droit qui se dit « pleinement mûr pour le combat ». Très tôt, il se tourne vers Marine Le Pen, au grand dam de ses parents, qui ne partagent pas ses idées politiques. Qu'importe, le jeune homme poursuit son chemin. Engagé lors des cantonales de 2011, ce natif

du Puy-en-Velay sera cette fois tête

de liste dans la 8e, estimant « avoir plus d'affinités avec les personnes

du monde rural que celles du monde urbain ». « Je pars au combat pour

le gagner » annonce-t-il avant de préciser qu'il espère se qualifier pour le second tour en totalisant plus de 20 % des suffrages.