Une affiche du Parti du vote blanc.
Une affiche du Parti du vote blanc. - C. VILLEMAIN / 20 minutes

Caroline Girardon

C'est en parlant avec son entourage que l'idée lui est venue. Constatant que beaucoup de ses amis ou connaissances avaient voté blanc au second tour de l'élection présidentielle, David Amsellem a décidé de se jeter à l'eau et de devenir leur porte-parole pour les élections législatives. Ce jeune chef d'entreprise de 27 ans, spécialisé dans l'import de jouets, se présentera donc dimanche prochain, dans la 7e circonscription du Rhône, sous les couleurs du Parti du vote blanc et sera d'ailleurs le seul candidat dans le Rhône.

« Exprimer son désaccord »
« Quand on regarde les résultats du 2e tour, le vote blanc représente 2 millions d'électeurs soit 5,8 % des votants, ce qui est loin d'être négligeable, affirme le jeune homme. C'est une façon d'exprimer son désaccord et ça serait bien qu'elle soit enfin prise en compte. » Le candidat n'a pourtant pas toujours glissé un bulletin blanc dans l'urne. En 2007, il a voté pour Nicolas Sarkozy, mais cinq ans plus tard, « déçu », il s'est reporté sur François Bayrou au 1er tour. « Notre parti est une association apolitique et indépendante. Les électeurs doivent pourvoir dire que le choix des candidats ne leur convient pas. » Et d'ajouter : « Notre proposition serait de faire invalider une élection dès lors qu'il y aurait plus de 50 % de votes blancs. Et d'organiser ensuite un nouveau scrutin où les candidats battus ne pourraient plus se représenter. » Considérant qu'une reconnaissance du vote blanc pourrait mobiliser les abstentionnistes et éviter que les électeurs ne se reportent sur des partis extrêmes, David Amsellem ambitionne d'atteindre les 5 % au 1er tour, malgré une campagne peu médiatique et relativement tardive. « Nous sommes un petit parti n'ayant pas beaucoup de moyens, mais je pense que notre message peut intéresser pas mal de monde. »