La Sucrière attend son projet culturel

urbanisme La Confluence pourrait devenir un nouveau lieu de sorties grâce à un bâtiment rénové

dalya daoud

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La Sucrière représente 10 000m2 de surface sur 4 niveaux.

La Sucrière représente 10 000m2 de surface sur 4 niveaux. — C.VILLEMAIN / 20 MINUTES

Un quartier « branché », grâce à une structure qui pourrait être ouverte « 18 heures sur 24 ». Sur le papier, le projet présenté hier par le promoteur Icade laisse entrevoir un tout nouveau lieu de sorties culturelles, programmées dans la Sucrière, à la Confluence (2e).Cette usine désaffectée, plantée en bord de Saône depuis 1931 et dont une première tranche a été réhabilitée en 2001, est désormais méconnaissable. Cinq des piliers centraux ont été détruits pour laisser place à une vaste et lumineuse nef. En revanche, les tags ne disparaîtront pas des façades décrépies, afin de trancher avec « les constructions ultra-contemporaines environnantes, telles que le cube orange signé Jakob et MacFarlane ». Pour William Vassal, architecte en charge du projet, la Sucrière doit devenir « un lieu où l'on vient pour s'encanailler ». Mais pour l'heure, ses exploitants n'ont pas défini de programmation.

Biennales et salons
Les 10 000 m2 du bâtiment, étendus sur quatre niveaux, devraient être divisés entre des bureaux, un night-club sur le toit, et un vaste espace central pouvant accueillir aussi bien des concerts que des salons ou des galas privés. « L'immeuble gardera une vocation principalement culturelle », promet Olivier Ginon, patron de GL Events et désormais copropriétaire de la Sucrière. Cette société lyonnaise déjà chef d'orchestre de la plupart des grands événements et salons de l'agglomération a confié la gestion artistique de la Sucrière à la galeriste Patricia Houg. « La Biennale d'art contemporain continuera de s'installer ici pendant six mois tous les deux ans, mais dès le mois de janvier 2012, le public trouvera d'autres choses à voir », explique-t-elle.
Deux grandes expositions seraient en préparation, mais les activités culturelles de la Sucrière devront trouver de la place dans le calendrier des événements privés et « salons de niche » que GL Events espère attirer. « Un événement commercial n'est pas forcément médiocre, on peut avoir de la qualité », assure Georges Képénékian, adjoint au maire en charge de la culture.

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