Les malfaçons de l'opéra de Lyon reviennent sur scène

JUSTICE La ville réclame 1,5 million d'euros à l'architecte Jean Nouvel...

Carole Bianchi

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L'opéra avait été inauguré en 1993.

L'opéra avait été inauguré en 1993. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

C'est le dernier épisode d'une longue saga judiciaire de plus de dix ans. Jeudi, la ville de Lyon a réclamé devant le tribunal administratif de Lyon près de 1,5 million d'euros d'indemnités à la société Jean Nouvel Associés, pour une série de six «malfaçons affectant la scénographie» de l'opéra de Lyon.

Après la livraison de l'établissement réhabilité en juin 1993 par l'architecte, de nombreuses erreurs de conception comme l'oxydation accélérée de la verrière avaient été décelées.


 

Pour cet ultime volet du dossier, la mairie estime qu'il y a, entre autres, un problème d'accès aux équipements électriques et une résistance insuffisante des chaînes de contrepoids permettant de hisser des décors, par exemple. Les sociétés, Socotec, en charge de vérifier la solidité des équipements, ainsi qu'Imelec, l'un des principaux entrepreneurs de l'époque, sont également attaquées pour certaines malfaçons.

«Nous demandons une condamnation de principe dans le but de rechercher les assureurs, assure l'avocat de la ville, Stephen Duval. Car la société de Jean Nouvel et Imelec ne sont plus solvables». Le rapporteur, celui qui est en charge de dire le droit, a estimé que deux des six malfaçons n'étaient pas caractérisées. Le jugement sera rendu d'ici à un mois.

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BUDGET
En février 2000, l'opéra avait été fermé en urgence en raison de la «dangerosité» des cintres, partie supérieure de la cage de la scène. Au total, le budget des travaux avait été multiplié par six, passant de 12,65 millions d'euros à près de 76 millions.