Grégory Cuilleron (à droite) avec le chef triplement étoilé Georges Blanc.
Grégory Cuilleron (à droite) avec le chef triplement étoilé Georges Blanc. - P. OLIVIER / M6

© 2011 AFP

Grégory Cuilleron, 30 ans, rendu célèbre par des émissions culinaires à la télévision, va participer à la nouvelle campagne publicitaire du Fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).

Succédant au comédien Jamel Debbouze comme ambassadeur du fonds, le jeune homme, qui est né sans avant-bras gauche, sera à partir de jeudi présent sur des affiches et des spots télé pour inciter les entreprises à embaucher des personnes handicapées et "à changer le regard" de la société sur le handicap, a expliqué à l'AFP Jean-Marie Faure, président de l'Agefiph.

«Ici, nous sommes là, et c'est normal!»

Slogan de la campagne 2011, qui coûte 1,9 million d'euros: «Ici, nous sommes là, et c'est normal!». «La campagne avec Jamel Debbouze avait bien amélioré la notoriété du fonds, maintenant les entreprises savent qui nous sommes», a ajouté M. Faure.

Créée en 1987, l'Agefiph est administrée par les syndicats, le patronat et des associations et financée par les entreprises qui ne respectent pas l'obligation légale d'employer au moins 6% de travailleurs handicapés.

«Pour moi, le handicap n'est pas un problème dans la vie de tous les jours sûrement parce qu'il est de naissance», a témoigné auprès de l'AFP Grégory Cuilleron, gagnant de l'émission «Un dîner presque parfait» en 2009 puis participant de «Topchef» sur M6 l'an dernier.

Espoir

Mais «depuis que je passe à la télé, j'ai reçu pas mal de témoignages de personnes handicapées ou de parents de personnes handicapées qui me disaient que ce que j'avais pu faire à la télé leur avait redonné espoir», a-t-il continué.

A mesure que les entreprises respectent de mieux en mieux leur obligation d'embaucher des personnes handicapées, les fonds récoltés par l'Agefiph baissent régulièrement, passant de 605 millions d'euros en 2007 à 539 millions en 2010, a par ailleurs indiqué Jean-Marie Faure.

«Mais il y a encore beaucoup de boulot», a-t-il ajouté. Selon le gouvernement, 40% des entreprises seulement remplissaient fin 2009 leur obligation d'emploi.

>> Lire l'actualité lyonnaise par ici