Lyon: remue-ménage autour des aides ménagères en tenue sexy

POLEMIQUE La maire communiste de Vénissieux estime que ce service «réduit la femme à un simple objet» et envisage des poursuites...

Manuel Desbois

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Capture d'écran du site Sensual Clean Service qui propose des services de ménage en petite tenue.

Capture d'écran du site Sensual Clean Service qui propose des services de ménage en petite tenue. — DR

Une femme de ménage en petite tenue, voire en lingerie. C’est ce que propose à Lyon, depuis la semaine dernière, le site Internet Sensual clean service.

Créé par un Toulousain de 29 ans, cette société est déjà présente à Paris, Lille et Montpellier. Mais son arrivée dans la région lyonnaise provoque une levée de boucliers, menée notamment par Michèle Picard, maire communiste de Vénissieux.

 «Je ne suis pas un proxénète»

«Le concept de ce service est écoeurant, et réduit la femme à un simple objet, a déclaré jeudi l’élue communiste. Nous étudions actuellement une manière d’attaquer juridiquement le créateur de l’entreprise.» Une volonté partagée par Michèle Vianes, présidente de l’association Regards de femmes, et qui souhaite «saisir le Procureur de la République et l’Inspection du travail».

Johann Blazy, qui a créé le site Internet après « un an sans emploi », s’attendait à des «réactions, mais pas aussi hostiles. Je ne suis pas macho, et encore moins un proxénète ! J’ai une femme et une fille de 3 ans, je fais le ménage et les courses à la maison.»

Une polémique qui offre un coup de pub

Alors que les associations comme Femmes solitaires s’inquiètent de la «prostitution déguisée», Johann Blazy parle de « nouveau service osé. Quelqu’un porte-t-il plainte contre les sociétés de strip-tease à domicile ? Et je n’exploite personne, mes employées ne sont pas payées 9 € de l’heure, comme dans beaucoup d’entreprises.»

La polémique lui a offert une exposition médiatique, en France et dans le monde, «des Etats-Unis au Brésil en passant par l’Espagne » Une publicité inespérée pour le Toulousain, dont les avocats jugent les propos de Michèle Picard « diffamatoires», et qui se dit «sûr de ses droits». Prochaine étape, «créer un service masculin, pour faire taire quelques personnes.»

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