La cour d'appel de Paris a confirmé en quasi-totalité mercredi la condamnation de cinq fabricants de jouets et trois distributeurs, prononcée fin 2007 par l'Autorité de la Concurrence, à 37 millions d'euros d'amende pour une entente sur les prix.
La cour d'appel de Paris a confirmé en quasi-totalité mercredi la condamnation de cinq fabricants de jouets et trois distributeurs, prononcée fin 2007 par l'Autorité de la Concurrence, à 37 millions d'euros d'amende pour une entente sur les prix.

Propos recueillis par C.B.

La Cour de cassation a estimé que Carrefour ne respectait pas la loi sur le salaire minimum. Quelle a été votre réaction en apprenant cette décision?

Nous avons été surpris, car la cour d’appel de Lyon avait relaxé Carrefour dans ce dossier en juin 2010. Nous sommes donc contents pour tous les salariés qui vont enfin pouvoir faire valoir leurs droits. C’est la victoire du code du travail! Ce n’est pas parce qu’on s’appelle Champion, Auchan ou Carrefour qu’on est au-dessus de la loi.

Quelle est la suite maintenant?

Nous sommes persuadés que des milliers de salariés vont se manifester. Carrefour, en France, c’est 30.000 employés. Et puis il y a tous le reste de la grande distribution. Mais ce que nous souhaitons, c’est trouver un accord avec tous les groupes de la grande distribution pour mettre un terme à ces pratiques.

Comment les salariés lésés vont-ils faire valoir leurs droits?

Ils vont désormais aller aux prud’hommes pour faire des demandes de rappel de salaires depuis 2004. Le 28 février prochain, 200 dossiers de salariés des magasins de Vénissieux, de Givors, d’Ecully, de Lyon Part-Dieu et de Vaulx-en-Velin seront déposés aux prud’hommes de Lyon. Les indemnités vont de 30 à 1.800 euros en fonction des salaires. Avec la décision de la cour de cassation, les gens n'ont plus peur des représailles. Une caissière m’a dit qu’elle irait aux prud’hommes, même pour 10 euros.

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