Le dialogue social a payé. Après plusieurs années de combat pour maintenir l’emploi sur le site Bosch de Vénissieux, les syndicats ont appris ce jeudi la bonne nouvelle. La direction de l’équipementier automobile allemand annoncé qu’elle projetait d’installer une production de panneaux photovoltaïques sur le site qui produisait jusqu’alors des pompes à injection diesel. Ce produit arrivait en fin de vie en 2012.
Ce nouveau projet industriel doit être validé d’ici à la fin du premier trimestre 2011. Après formation des salariés, la production pourrait démarrer début 2012. «Sur 1190 salariés du site, divisé en deux activités, une centaine d’emplois ne pourront pas être conservés. Nous sommes en train de chercher des solutions avec les représentants du personnel», assure Franck Harald, porte-parole du groupe en France.
Le photovoltaïque en plein essor
«C'est quand même une bonne nouvelle, a réagi Serge Truscello, élu CGT au comité d'entreprise. En espérant que cela stabilise les effectifs. Car depuis deux ans, nous avons perdu 300 emplois, nous sommes dans une spirale de démissions. Et ces emplois perdus ne reviendront pas.» Les syndicats expliquent rester vigilants sur l'application du projet industriel, car la modalités n'ont pas encore été établies.
Vénissieux serait le premier site français de Bosch à être converti dans le domaine des énergies renouvelables. «Selon les estimations actuelles, le marché mondial du photovoltaïque devrait quasiment doubler d'ici à 2015», poursuit l’équipementier automobile.
A l’initiative de la CFDT, une dizaine de salariés de l’usine de Vénissieux, dans le Rhône, étaient partis en mai pour un périple de 700km à vélo jusqu’au siège du groupe en Allemagne pour «défendre leur site et préserver leurs emplois».