L’antenne-relais qui surplombe la cour de récréation de l’école Gerson (5e) n’a pas bougé. Mais le collectif de parents d’élèves garde espoir de la voir disparaître. Un peu plus d’un an après la victoire de Bouygues Telecom devant le tribunal de grande instance de Lyon qui avait jugé l’antenne inoffensive, c’est la cour d’appel qui examinait l’affaire ce jeudi après-midi.
Les parents poursuivent toujours l’opérateur de téléphonie mobile pour «trouble de voisinage» afin d’obtenir le retrait de l’installation «au titre du principe de précaution».
Gerson, «dernier point noir»
Entre-temps, plusieurs décisions de justice contradictoires sont tombées à ce sujet. Et le rapport référence de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), diffusé en octobre 2009, n’a établi aucun lien entre les ondes et les risques sur la santé.
«Nous ne voulons pas faire le procès des antennes, a insisté Franck Heurtrey, l’avocat des familles. Mais Gerson reste le dernier point noir sur la carte des écoles lyonnaises. Il est temps de le rayer. Aujourd’hui, avec les précautions prises, personne n’oserait installer un relais de téléphonie mobile à 30 mètres d'une cour de récréation qui se trouve sur les toits.»
L’arrêt rendu le 6 janvier
L’avocat de Bouygues, Louis Des Cars, a rappelé que l’antenne était installée depuis 1999 et qu’il «n’y avait jamais eu de problème de santé constaté chez les enfants. Nous sommes largement en dessous des normes.»
Les magistrats, particulièrement attentifs lors de l’audience, doivent rendre leur décision le 6 janvier. Cet arrêt est très attendu car ce sera la première fois que la cour d’appel de Lyon statuera sur le sujet.