Esquisse de Toni Musulin lors de son procès en appel le 14 septembre 2010 à Lyon.
Esquisse de Toni Musulin lors de son procès en appel le 14 septembre 2010 à Lyon. - AFP/BENOIT PEYRUCQ

A Lyon, C.B.

Il n’y aura pas d’affaire dans l’affaire. La cour d’appel de Lyon a estimé dans une décision rendue ce mardi que le convoyeur de fonds Toni Musulin, condamné à trois ans de prison pour le vol de 11,6 millions d'euros dans son fourgon, n’avait pas tenu de propos diffamatoires à l’encontre du propriétaire du box où une grande partie du butin avait été retrouvée.

Le 14 septembre, lors de son audience en appel, Toni Musulin avait refusé de s'expliquer sur les 2,5 millions d'euros manquant. Pressé par la cour, il avait sous-entendu que le propriétaire du box avait pu se servir dans le magot avant l’arrivée des enquêteurs. Il avait ajouté : «Ce n’est pas moi qui ai des comptes dans les îles Caïman et dans les paradis fiscaux». L'avocat du propriétaire du box était alors arrivé in extremis à la fin de l’audience et avait dénoncé les «propos diffamatoires» de Toni Musulin à l’égard de son client.

Une «action fantaisiste»

Selon l’avocat de Toni Musulin, Hervé Banbanaste, la justice a estimé que ces propos avaient été tenus dans le cadre de la défense de l’accusé. «C’était une action un peu fantaisiste, a-t-il indiqué à 20minutes.fr. Mais finalement, nous n’étions pas contre un procès. Nous aurions bien voulu que le propriétaire vienne s’expliquer devant la cour».

La cour d’appel doit rendre son arrêt sur le vol spectaculaire de Toni Musulin le 2 novembre.