Des salariés invités à une «garden party» syndicale pour les retraites

4 contributions
Publié le 14 juillet 2010.

REPORTAGE - C'était à Lyon ce mardi midi autour de merguez-frites et d'un chamboule tout...

Pas besoin de carton d’invitation. Ce mardi après-midi à Lyon, au pied de la Bourse du travail place Guichard, les syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FSU, FO, Solidaires et Unsa) ont organisé une «garden party»  pour le moins décalée. Ici, pas de chapeaux chics ni d’amuse-gueules. L’ambiance était plutôt à la casquette rouge et au hot-dog grignoté au détour d’une pétition pour la défense des retraites.

«C’est un pied de nez aux garden parties annulées ici et là, note Gilbert Debard, délégué départemental de l’Unsa. Plus personne n’est dupe. On sait bien que ce n’est pas cela qui va réduire le déficit budgétaire.» Parmi les attractions de la fête, un chamboule façon «retraites» a remporté un vif succès. Avec dix têtes dégommées de Nicolas Sarkozy et d’Eric Woerth, ministre du Travail, le salarié avait la garantie d’arrêter le travail à l’âge de 60 ans.

La pénibilité dans toutes les discussions

L’intervention télévisée du chef de l’Etat sur la réforme en cours, la veille sur France 2
, avait de quoi alimenter les discussions. «Il se fout des classes moyennes, peste Noria Benrabah, aide-soignante et représentante syndicale chez Sud-Solidaires. On s’attendait à ce qu’il nous parle du chômage des jeunes, de la pénibilité. Mais il ne parle que d’argent. A l’hôpital, il semble qu’un tiers des personnels soignants prennent leur retraite avant 55 ans en raison de la pénibilité.»

Sa collègue, Sylvie Reinhart, infirmière, poursuit: «On n’aura plus le choix. Les gens seront tellement épuisés qu’ils partiront avec une retraite n’atteignant même pas le Smic et ils n’auront plus les moyens de se soigner. Ou alors, ils seront tellement âgés lors de leur départ à la retraite, qu’ils n’en profiteront pas.»

La mobilisation du 7 septembre en tête

Sur une pancarte, la question de la pénibilité est traitée avec un humour caustique. Face à un homme allongé sur son lit de mort, ses collègues, un verre de vin à la main, s’exclament: «Avec la retraite à 80 ans, c’est sûr, les pots de départ seront plus tristes.»

Parmi les centaines de militants rassemblés, beaucoup parlaient déjà de la mobilisation unitaire du 7 septembre. «Il faut mettre le feu ce jour-là. Il faut vraiment qu’on soit visibles. Car dans cinq ans, ce ne sera plus 62 ans l’âge légal de départ à la retraite mais beaucoup plus», souffle Gérard, salarié dans le secteur de l’énergie et militant CGT.

A Paris, les syndicats manifestent

Devant le ministère du Travail, les syndicats mais aussi la gauche a manifesté son opposition au projet de loi de réforme des retraites. Regardez la vidéo.

 

A Lyon, C.B.
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr