Le premier «hôpital prison» inauguré sur fond de protestation

SANTE – L'UHSA a reçu ses premiers patients mais une partie du personnel soignant est en grève...

A Lyon, C.B.

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Une inauguration sous tension. Les ministres de la Justice Michèle Alliot-Marie et de la Santé Roselyne Bachelot doivent visiter ce vendredi après-midi à Bron, près de Lyon, la première Unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) de France destinée à soigner des détenus atteints de lourds problèmes psychiatriques.

Elles seront accompagnées de Simone Veil, à l’origine de la création des services médico-psychologiques régionaux dont dépend l’UHSA. Son nom sera d’ailleurs donnée à cette unité.

>> Une UHSA, à quoi ça ressemble? A lire, un reportage sur la visite des lieux.

Les premiers patients transférés en début de semaine

Mais le lancement de cet «hôpital prison» n’a pas été simple. Ouvert il y a plus d’un mois et demi, l’établissement, construit sur le site de l’hôpital psychiatrique du Vinatier, n’a reçu ses premiers patients que mardi.

Le décret détaillant le fonctionnement de l’UHSA a en effet tardé à tomber. Et c’est sur ce point que les choses se compliquent. Les personnels soignants de l’hôpital prison sont en grève depuis l’arrivée des premiers détenus. Même si leur mouvement n’a pas d’incidence pour le moment sur le fonctionnement de l’UHSA en raison des réquisitions, l’inauguration de ce vendredi après-midi pourrait être ternie.

Prime de risque et fouilles en débat

Une manifestation est prévue dès 13h ce vendredi pour protester contre l’organisation de l’UHSA. Les grévistes réclament une revalorisation de leur prime de risque de 117 à 234 euros.

Ils refusent notamment d'effectuer des tâches, comme la fouille des détenus qui relève, selon eux, de l'administration pénitentiaire.




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