Corinne Touzet, au centre, assure le rôle de Louise, super flic chez Interpol.
Corinne Touzet, au centre, assure le rôle de Louise, super flic chez Interpol. - J-P. BALTEL / TF1

Carole Bianchi

Si Interpol séduit, c'est le secteur du spectacle en Rhône-Alpes qui se réjouit. Ce jeudi soir, TF1 diffuse le tout premier épisode de la nouvelle série policière tournée en grande partie à Lyon, Bourgoin-Jallieu et dans les studios Pixel de Villeurbanne, où les bureaux de l'organisation policière internationale ont été reconstitués. «Ce n'est pas une série de flics classique, relève Benjamin Dupont-Jubien, producteur de TF1 Production. Nous offrons un voyage au bout du monde avec Interpol.»

 

Avant même d'analyser l'audimat, la chaîne «croit beaucoup en ce tournage d'importance». La diffusion d'épisodes suivants est donc quasiment assurée. Six sont déjà en finalisation d'écriture.

Filmer davantage de scènes à Lyon

Une bonne nouvelle pour les intermittents du spectacle de la région. Près de 80% des techniciens et figurants ayant participé au tournage de l'automne dernier (2,5 millions d'euros) sont Lyonnais. La direction d'Interpol, basée à Lyon, a donné son accord pour l'utilisation de son nom, conseillé l'équipe de production et validé le scénario, «tout en sachant que c'était une fiction», souligne Jean-Michel Louboutin, numéro 2 d'Interpol.

« Nous avons été accueillis à bras ouverts, se réjouit Benjamin Dupont-Jubien. Maintenant que nous avons nos repères, nous allons aller plus loin.» Davantage de courses-poursuites seront tournées dans les villes européennes choisies (Londres, Barcelone ou Stockholm) et de nouvelles scènes seront filmées à Lyon. Le concept de «série européenne» pourrait intéresser des chaînes étrangères.

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INTRIGUE ET DECRYPTAGE

Du suspense et des belles vues de Lyon. Dans la fiction Interpol, les flics de l'organisation internationale sont amenés à enquêter avec la police judiciaire de Bourgoin sur la disparition inquiétante des deux enfants d'un pompier en fuite. Une rencontre impossible dans la réalité, puisque les limiers d'Interpol restent la plupart du temps dans leurs bureaux. Mais l'histoire n'en demeure pas moins plausible. Le générique est chiadé, l'épisode, «une course contre le temps» pour retrouver les disparus, est bien rythmé. «On se rapproche plutôt du registre de la série 24 heures», souligne TF1 qui n'hésite pas à multiplier les vues aériennes de Lyon. Seul raccord curieux, l'héliport d'Interpol dans la fiction est marqué d'un gros H, celui de l'hôpital lyonnais Edouard-Herriot.