Conséquence assez inattendue mais probable de la crise économique, les poubelles s'allègent. Après avoir grossi régulièrement d'environ 5 % par an, le volume des déchets ménagers collecté dans l'agglomération lyonnaise a nettement baissé depuis la crise : - 4 % pour les poubelles « grises », qui représentent 320 000 tonnes par an. « C'est la première fois que nous constatons une telle baisse, très certainement liée à la réduction de la consommation des ménages. Cette diminution est apparue à partir de l'automne 2008 », observe-t-on au Grand Lyon.
La production d'énergie en baisse
Certes, on trie un peu mieux et on recycle un peu plus : + 2 % entre 2008 et 2009. Mais cette croissance est moindre que celle attendue avec la mise en place de la deuxième collecte sélective hebdomadaire. Enfin, les volumes apportés en déchetterie ont stagné alors qu'ils progressaient de 5 % en moyenne par an jusqu'à présent. Résultat : moins d'ordures enfouies mais aussi moins de combustible pour les incinérateurs, dont celui de Gerland, qui absorbe les trois cinquièmes des déchets à brûler. Ces derniers sont transformés en chauffage urbain, vapeur d'eau, et électricité vendue à EDF. En 2009, cela a engendré un « manque » de 350 mégawatts, sur un total de 18 500 MW. « Pas de quoi mettre en péril l'activité et le chauffage des logements desservis », tempère-t-on. Mais tout de même. Le Grand Lyon prévoit que cette baisse des ordures devrait se poursuivre dans les années à venir. Une donnée à prendre en compte dans la réorganisation du traitement et de valorisation des déchets prévue à l'horizon 2020.