22h51: Le procès de Toni Musulin est terminé. Merci d'avoir suivi ce live avec attention.
22h50: Le tribunal correctionnel de Lyon condamne ce mardi soir Toni Musulin à trois ans d'emprisonnement, 45.000 euros d'amende et l'interdiction d'excercer le métier de convoyeur de fonds pendant cinq ans.
22h38: Les policiers annoncent l'arrivée du président dans 10 minutes. Tout le monde attend de savoir si le tribunal correctionnel de Lyon va condamner, ou pas, Toni Musulin à la peine maximale de 5 ans d'emprisonnement...
21h. La parole est à Toni Musulin une dernière fois. "J'ai entendu des choses fausses, notamment sur ce que disait la partie civile"...
-Je peux vous demander quelque chose Monsieur Musulin? demande le président du tribunal.
-Oui, répond le prévenu.
-Vous pourriez sortir les mains de vos poches de temps à autres?
Voilà une curieuse pirouette pour suspendre l'audience, avant le rendu du jugement. Le tribunal est parti délibérer.
21h02: "Depuis le début, Toni Musulin pense que c'est fichu, que tout est joué d'avance", explique Hervé Banbanaste avant de s'adresser au président et à ses deux assesseurs: "Donnez-tort à Musulin!"
20h55: Hervé Banbanaste, l'avocat de Musulin, décrit la cavale de l'ex-convoyeur comme "un peu pathétique. On n'est plus rien. On n'a plus d'identité. Alors on peut partir avec 2,5millions d'euros, mais ça ne vaut rien", lance-t-il.
20h45: "Toni Musulin, c'est un type banal. C'est la première fois qu'il a dérapé. Ca c'est une réalité de sa personnalité. Vous devez en tenir compte", lance Hervé Banbanaste au tribunal. L'avocat souligne encore une fois "l'absence de violence et sang" dans ce dossier. "Alors oui, il a peut-être eu un seul tort, c'est d'avoir ridiculisé l'institution. Mais je ne pense pas qu'il avait prévu le buzz."
20h39: "Ce dont on n'a pas parlé. C'est la tentation! Car derrière les cartons, c'est l'Euro millions. Toni Musulin avait le loto sans les aléas", souligne Hervé Banbanaste.
20h37: Dernière ligne droite. L'autre avocat de Toni Musulin, Hervé Banbanaste, le plus prolixe, commence à plaider. Ensuite le tribunal se retirera pour délibérer.
20h28: Alors que les avocats de Musulin plaident, les journalistes dans la salle suivent la liste des 23 révélée par Donmenech à la télévision, écouteurs et iPhone en main... mais chut...
20h00: "Ces réquisitions sont innacceptables pour une tentative d'escroquerie sans casier judiciaire, tempête l'un des avocats de Toni Musulin, Christophe Cottet-Bretonnier. Depuis trente ans, ce type d'affaires vaut du sursis et c'est tout!".
19h56: Le procureur requiert la peine maximale à l'encontre de Toni Musulin soit 5 ans d'emprisonnement, avec interdiction d'exercer le métier de convoyeur de fonds et le maintien en détention. "Malheureusement, on ne saura pas où sont les 2,5 millions d'euros manquants. Dans cette fuite en avant judiciaire, cet homme aurait pu regretter, se rendre, ramener l'argent et dire "voilà, j'ai débloqué". "Voyez-vous Monsieur Musulin, le ministère public l'aurait sans doute entendu. Vous auriez pu tout nous dire, être honnête, Monsieur Musulin, c'est un homme entêté, calculateur. Ce n'est pas un robin des bois des temps modernes. Il a fait un calcul assez froid."
19h48: Pour le procureur, "Toni Musulin a bien été en possession de l'intégralité de la somme", soit 11,605 millions d'euros. Tout le prouve estime-t-il.
19h45: Le procureur poursuit: "nous sommes face à des faits prémédités, préparés, organisés en vue du 5 novembre 2009", jour où Toni Musulin décide de partir avec l'argent de son fourgon. "La somme volée, elle est très claire. C'est 11,605 millions d'euros. La défense doit être davantage rigoureuse dans ses calculs."
19h41: "La présence et le trajet de Toni Musulin sont corroborés par les douaniers de Yougoslavie", relève le procureur de la République. Selon lui, le bulletin de paie indiquant que Toni Musulin travaillait en France à cette date là (ndlr: première semaine de mai 2009), "est un document de seconde main et pas extrêmement fiable." Les avocats de Toni Musulin s'étranglent...
19h35: Dans ce "dossier exceptionnel", le procureur de la République revient une nouvelle fois sur l'affaire du "prétendu vol" de la Ferrari de Toni Musulin. "Cette voiture, elle est en Yougoslavie. C'est avéré", souligne-t-il.
19h28: Le procureur de la République parle de Toni Musulin comme un "individu curieux. et paradoxal". "Il est pris par une spiral médiatique et il adopte les moyens de défense des délinquants habituels. Il ment délibéremment, refuse de répondre aux questions, souligne-t-il. Alors non Monsieur Musulin n'est pas une victime de la société judiciaire, ni une victime de la société tout court."
19h23: Le procureur de la République Nicolas Hennebelle débute son réquisitoire.
19h21: L'avocate Claudia Chemarin souligne que Toni Musulin a pour la première fois indiqué à l'audience qu'il a déballé les billets pour vérifier s'ils n'étaient pas piégés.
Elle réclame pour le:
préjudice matériel : 941.738 euros
préjudice moral: 1 euro de dommages et intérêts. "Loomis avait placé en Toni Musulin toute sa confiance".
la publicité préjudiciable: 1 euro de dommages et intérêts.
19h08: C'est au tour de Claudia Chemarin, avocate de Loomis, de prendre la parole. Selon elle, "le coup de Toni Musulin était coup scrupleusement préparé". Elle poursuit: "C'est parcequ'il connaît très bien les règles de sécurité qu'il les a détournées. La clé de ce vol est là: Toni Musulin a dix ans d'ancienneté chez Loomis. Alors que ces collègues n'ont qu'une à deux ans d'expérience".
19h05: Selon l'avocate de l'assurance Allianz, qui intervient pour "la tentative d'escroquerie", "la déclaration de vol de s Ferrari est mensongère". "C'est un délit banal mais qui coute cher à une compagnie d'assurance", estime-t-elle. L'avocate réclame 7.500 euros de dommages et intérêts pour ce préjudice.
18h54: Selon les dernières informations du parquet, le tribunal correctionnel de Lyon devrait prononcer son jugement dans l'affaire Musulin ce mardi soir, même tard.
18h52: Reprise de séance. La parole est aux parties civiles.
18h27: Après la reprise de séance, les avocats de la partie civile doivent prendre la parole. Ensuite viendra le réquisitoire du procureur. Et la plaidoirie de la défense. On n'est pas couchés!
18h25: Nouvelle pause dans le procès Musulin.
18h15: Le procureur de la République revient sur le mystère du butin non retrouvé, soit 2,5 millions d'euros.
-Ils sont restés dans le garage, assure Musulin.
-Non Monsieur on ne les a pas retrouvés!, rétorque le procureur.
-Bah alors ils sont dans le camion! poursuit Musulin avec ironie.
- Et si vous voulez le savoir, rien n'a été retrouvé dans le camion, conclut le président.
18h: l'audience s'endort... La lecture de la chronologie des faits n'en finit plus...
17h22: La lecture de la chronologie se poursuit. Toni Musulin s'énerve de temps à autres sur les questions du président. "C'est pas normal!", lâche-t-il. "Mais qui êtes-vous pour contester les questions d'un président de chambre correctionnelle? Vous avez un permis sur vous?", ironise le président. La salle s'est un peu vidée.
16h52: L'audience a repris.
16h38: Suspension d'audience.
16h28: La directrice juridique de chez Loomis vient témoigner de l'absence de Toni Musulin la première semaine de mai selon "une feuille de route". Cette semaine-là, il serait selon les enquêteurs parti en Serbie avec sa Ferrari. Mais les avocats de Toni Musulin brandissent la feuille de paie de Toni Musulin prouvant qu'il travaillait bien la première semaine de mai 2009.
-Vous ne savez donc pas où il se trouve à ce moment-là? demande la défense de Toni Musulin.
-Non, répond la directrice juridique.
16h07: La virée de Toni Musulin en Serbie avec sa Ferrari début mai 2009, juste avant de se la faire voler comme il l'affirme, est longuement abordée par le tribunal. "Votre passeport et votre téléphone sont en Serbie à ce moment-là", souligne le président Jean-Hugues Gay. "Il faut revérifier", rétorque Musulin. Une réponse un peu juste pour le tribunal qui tente de pousser le prévenu dans ses retranchements. Toni Musulin a soudainement quelques trous de mémoire lorsque le président l'interroge sur le présumé car-jacking.
15h56: Accoudé à la vitre du box, Toni Musulin prend ses aises. Il est détendu et répond aux multiples questions du tribunal et notamment sur ses liens avec la Serbie, où il a de la famille. "J'y vais une fois tous les deux ou trois ans", acquiesce-t-il. "Pour monter un business comme affirme votre cousin?" soulève le président. "C'est lui dit qui dit ça, c'est pas moi", rétorque Musulin.
15h50: Le président du tribunal recense la somme d'argent que Toni Musulin a amassé en l'espace de quelques années. Prêts sollicités à banque, achat de parts dans une SCI,... "J'ai toujours eu de l'argent sur mes comptes, mais j'étais sérieux", note le convoyeur.
15h39: Le président du tribunal Jean-Hugues Gay reprend la chronologie des faits, depuis l'achat de sa Ferrari en 2008. Outre le vol des 11,6 millions d'euros, le convoyeur est également jugé pour "tentative d'escroquerie à l'assurance". Il déclare en effet avoir été victime d'un car-jacking en 2009 alors qu'il était au volant de sa Ferrari en Savoie.
15h30: Toni Musulin reprend la parole, après les différents témoignages. "Ca reflète ce que disais, commente-t-il. Je suis désolé pour mes collèges. L'entreprise n'a pas sanctionné les bonnes personnes."
15h16: Philippe Ferrero, mis à pied après le vol de Toni Musulin, est pourtant solidaire de "son collègue". Je ne vis pas bien cette situation. La situation chez Loomis n'a pas vraiment changé."
- Mais enfin, s'énerve le président du tribunal, il y a eu un vol quand même! On est en train de changer de procès. Je vais bientôt renvoyer aux prud'hommes Loomis si ça continue...
-Bien sûr, il y a eu un vol, se rattrape Ferrero.
15h13: L'autre coéquipier de Toni Musulin, Philippe Ferrero, est appelé à la barre pour témoigner. Il n'a pas été cité par les avocats de la partie civile ni même de la défense. "Il s'est dit être à la disposition du tribunal."
15h05: -A vous entendre, vous gardez de la sympathie envers Toni Musulin? demande l'avocat du convoyeur, Hervé Banbanaste, à Didier Matrundola.
-Oui, c'était quelqu'un sur qui je pouvais compter. C'était Toni qui nous apprenait les règles de sécurité, pas Loomis.
-Vous affirmez que c'est un bon gars, même après ce qu'il a fait?
-Tout à fait.
-Il n'a pas fait ça pour l'appât du gain?
Non, je ne pense pas.
14h59: Le salarié de Loomis explique que son coéquipier Toni Musulin se chargeait de beaucoup de taches "pour rendre service et faciliter le travail".
-Et quand vous ressortez et que le fourgon n'est plus là, qu'est-ce que vous vous dites? lui demande le président.
-C'est un grand étonnement. La peur sur ce qui a pu se passer. C'est énormément de questions auxquelles on n'a pas de réponses. C'est difficile.
14h51: Un autre salarié de Loomis est appelé à témoigner à la barre: Didier Matrundola. Il travaillait avec Toni Musulin le 5 novembre, le jour du casse du siècle.
14h47: Kader Benguèche interrogé par le tribunal sur le vol de Toni Musulin: "Son acte est à déplorer. La somme était audacieuse, un peu folle. Je n'ai pas compris qu'il mette de côté son éthique. Maintenant, je préfère un voleur plutôt qu'un gars qui se flingue. Mais on espère que cela ne se reproduira pas, car cela ne représente pas la profession."
14h47: L'avocat de Musulin Hevé Banbanaste questionne Kader Benguèche. -Vous voulez dire que la rentabilté prime sur la sécurité des employés?
-La rentabilité se fait au détriment de la sécurité. C'est clair.
-Est-ce que ça a changé depuis les faits du 5 novembre chez Loomis?
-J'aurais bien aimé. Le système GPS est davantage suivi. Je pensais que ça nous profiterait ce qu'a fait Toni Musulin. Mais malheureusement, peu de choses ont changé.
14h43: Le constat de Kader Benguèche sur les conditions de sécurité chez Loomis est accablant. "Certains GPS ne fonctionnaient pas dans les anciens fourgons. Il n'y avait pas vraiment de contrôle. Seuls les nouveaux camions étaient équipés de GPS." Il raconte que des portes de fourgons ne fermaient pas, les boulons tombaient. "On croise les doigts pour ne pas qu'il tombe en panne. Mais il faut que les camions partent de toute façon. On est une entreprise de profit, la rentabilité prime."
14h35: Un nouveau témoin est cité. Kader Benguèche, 41 ans, convoyeur de fonds, délégué CGT chez Loomis.
14h29: Le caissier de la banque de France répond aux questions précises de la défense de Toni Musulin sur le nombre de sacs de billets et leur contenance. Il est mis en difficulté. Le procureur tente de faire tomber l'argumentaire de l'avocat Hervé Banbanaste. Celui-ci affirme qu'il y a une erreur sur le calcul de la somme exacte dérobée par Toni Musulin. " Les billets sont contenus dans des cartons mais aussi dans des grands sacs thermosoudés à l'intérieur desquels il y a des petits sacs de liasses. La défense confond l'ensemble". Selon le président, il ne s'agit pas d'une question de sacs mais d'argent. Et l'argent manquant est bien de 2,5 millions d'euros.
14h14: Le président du tribunal interroge le caissier de la banque de France sur le montant de la somme remise au convoyeur de fonds Toni Musulin le 5 novembre, jour du casse? "11,605 millions d'euros", répond-il. "C'est une remise tout à fait ordinaire". Chaque jour, le caissier affirme qu'il remet à Loomis "entre 5 et 15 millions d'euros".
14h08: Caroll Boulanger, 58 ans, est appelé à la barre pour témoigner. Il est le caissier principal de la banque de France à l'agence Lyon-Gerland.
14h03: L'audience reprend.
12h51: L'audience est suspendue. Elle reprend à 14h.
12h45: Le président du tribunal titille Toni Musulin sur le choix de Monaco pour sa reddition. "Parce qu'il y a des églises", répond le convoyeur. Les avocats avaient indiqué qu'il s'était rendu à Monaco pour des "raisons personnelles" et qu'il en parlerait peut-être au tribunal. Mais il est finalement resté flou sur cette histoire.
12h40: Toni Musulin explique pourquoi il décide de se rendre. "Comme ça parlait beaucoup à la télé, je me suis renseigné avant de mettre la tête dans le sac. Je pensais que les billets n'allaient pas être retrouvés. J'avais un peu les boules quand j'ai su que c'était le cas. Je suis resté à Naples, en me disant que c'était râté. Je ne savais pas quoi faire.... Ou je continuais à courir toute ma vie, ou je me rendais.Mais je n'avais pas le choix, je n'avais plus d'argent pour continuer à courir".
12h36: Toni Musulin se transforme en pitre et fait rire la salle lorsqu'il parle de son périple en Italie après son casse. "J'ai commencé par Turin, puis je suis allé à Rome, pour visiter". -C'est beau? lui demande le président.
-Oui c'était pas mal. J'ai mangé des pâtes.
12h35: Une fois l'argent déposé dans le garage, Toni Musulin décide de partir en Italie. "Il y avait des flics partout. Je me suis posé la question de revenir au garage". Trop risqué selon lui.
12h27: Toni Musulin raconte comment dans la pénombre du garage il commence à décharger les sacs de billets. "Je savais plus quoi en faire de l'argent, il y en avait beaucoup. J'en ai laissé dans le camion. Le reste était dans le garage. Je n'ai pas le reste de l'argent."
12h25: Une fois ses collègues partis du fourgon, Toni Musulin déballe. "Je me tape le feu rouge. Il y avait environ 2km jusqu'à la Kangoo, qui m'attendait. Je me mets sur une voie de stationnement. Les portes du Kangoo étaient face à face avec celles du fourgon. J'ai commencé à charger les sacs. Les gens passaient en voiture, ils me voyaient. Les sacs étaient lourds. C'est encombrant. Ca n'arrêtait pas de tomber. Je les jetais dans le coffre, mais ça glissait. C'était la galère, mon arme n'arrêtait pas de tomber". Rires dans la salle.
12h16: A la banque de France, où il reste environ une heure à chaque tournée, Toni Musulin a ses petits rituels. "Prendre les billets en une seule fois à la banque de France, oui c'était habituel". Ce 5 novembre, il explique avoir transporté entre 49 et 51 sacs. "Je devais prélever les fonds et être chauffeur en même temps. Ca les arrangeait chez Loomis. C'était pour aller plus vite car je suis habitué à ces démarches."
12h06: Le convoyeur de fonds explique sa tournée quotidienne . "C'était la tournée la plus tardive. Personne ne voulait la faire. Ca vous rend dingue de faire toujours la même chose. Comme j'étais le dernier, je prenais le camion qui avait des problèmes de sécurité."
Questionné sur le trousseau de clés du fourgon, qu'il n'aurait jamais dû avoir sur lui le jour du casse. "Je ne les ai pas volé les clés, on me les a laissées à cause des problèmes de sécurité."
11h59: Les mains dans les poches, quelques kilos en trop pris à la maison d'arrêt, Toni Musulin continue de raconter sa journée. "Je vais au boulot en vélo. La voiture (ndlr pour stocker les billets) était prête. Je prends un café avec les collègues du jour".
Interrogé sur son surnom "la pince": "J'ai du coeur, mais chez Loomis, je n'avais pas à montrer qui j'étais."
11h49: Le président demande à Toni Musulin de raconter la journée du 5 novembre, jour où il a volé les 11,6 millions d'euros dans son fourgon. "Ce n'était pas forcément ce jour-là que je voulais le faire." Puis il embraye sur le déroulé du matin: "Je me lève vers 6h30 - 7h. Mon petit déjeuner? Céréales, café, lait. Comme les enfants, quoi!" Avec son air bourru et son accent lyonnais, Toni Musulin fait sourire la salle lorsqu'il répond au tribunal.
11h41: Toni Musulin poursuit sur l'ambiance de travail chez Loomis: "Un collègue s'est suicidé un jour à cause du boulot. Moi aussi j'ai pété un câble, mais j'ai pas fait ce qu'il a fait... Ils sont pas corrects dans cette boîte, et ils continuent à l'être. Ils font pas de cadeau, ils nous enfonce. Ca continuera, faut pas rêver."
11h36: "Je suis quelqu'un de normal, j'ai dérapé par la faute des choses. Ca fait trois ans que mon employeur me volait."
11h33: Toni Musulin poursuit: "J'ai travaillé tout ce que j'ai pu pour avoir quelque chose à ma retraite. Pendant dix ans je n'ai pas pris de vacances. Je n'ai pas de secret, il n'y a pas d'argent sale. Certains ont cherché à savoir, mais il n'y a rien."
11h30: Le président demande à Toni Musulin de se "définir tel qu'il est". "Tout le monde dit que je suis un robin des bois, mais non je suis normal. J'ai eu un souci avec mon patron. J'ai voulu le faire payer à ma manière. C'était pas le bon choix..."
11h26: le tribunal a décidé de joindre au fonds les points soulevés par la défense. L'audience peut reprendre.
11h25: l'audience reprend.
11h21: A la machine à café, les policiers racontent qu'ils sont mobilisés pour le procès jusqu'à... 1h du matin. Le jugement pourrait être rendu très tard ce mardi soir, donc, ou mercredi matin.
10h44: L'audience est suspendue. Le tribunal est parti débattre des points de nullité soulevés par la défense de Musulin.
10h43: Le président demande à la défense si elle souhaite reprendre la parole. "Non on ne va pas polémiquer", rétorque Banbanaste. "Vous pourriez reprendre la parole sans polémiquer!", lui lance le président. "Non, mais je m'attendais à une meilleure argumentation de la part de l'accusation".
10h39: Le procureur Nicolas Hennebelle prend la parole. Selon lui, l'enquête a été "très bien menée". Il ironise sur les 15 demandes d'actes déposées par les avocats de Toni Musulin. "C'est sûr, quand on marque contre son camp, cela devient plus facile pour l'accusation".
10h35: "Tout cela est une machinerie juridique presque incensée. Je vous demande de vous pencher sur ces points de droits", indique Hervé Banbanaste au tribunal.
10h26: "L'ordonnance de renvoi est nulle au sens de la loi. Quand la loi dit on doit instruire à charge et à décharge, cela doit être fait. Mais ce n'est pas le cas pour Toni Musulin", tempête Hervé Banbanaste.
10h19: L'avocat de Toni Musulin, Hervé Banbanaste, continue à soulever d'autres points de nullité, notamment celle de l'ordonnance de renvoi. Une suspension d'audience permettra ensuite au tribunal d'examiner ces demandes.
10h16: Le procureur Nicolas Hennebelle prend la parole. "Il faut être bon perdant parfois. Le procès peut tout à fait avoir lieu aujourd'hui".
10h15: Hervé Banbanaste poursuit son intervention pour dénoncer "ce dossier injugeable". "Le procès de Toni Musulin s'est joué à Paris, sans que nous soyons prévenus. On ne peut pas manipuler le siège comme cela! (...) Mais moi, je veux que le procès se tienne aujourd'hui. Avec de telles bombes procédurales à retardement, la Cour européenne des droits de l'homme ne laissera jamais passer cela".
10h: Toni Musulin, tête baissée, écoute son avocat Hervé Banbanaste qui raconte "le feuilleton judiciaire" de ces derniers jours. Le procès était en effet fragilisé par une requête susupensive déposée par sa défense. Mais lundi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté cette requête. Le procès pouvait donc s'ouvrir ce mardi matin. "On a toute la magistrature qui se mobilise face à nous pour contrer l'incontrable", s'indigne-t-il. "Hier on nous a rendu la décision dans notre dos. On a fait un procès dans le dos de Toni Musulin".
9h54: Les témoins sont appelés à la barre. Kader Benguèche, délégué CGT chez Loomis, Caroll Boulanger, caissier de la banque de France et Philippe Ferrero, l'un des collègues de Toni Musulin qui était présent le jour du casse du siècle.
9h49: Barbe longue grisonnante, veste grise, pull noir, Toni Musulin est apparu dans la salle d'audience. On a du mal à le reconnaître par rapport aux photos diffusées jusqu'alors dans la presse.
9h47: le président vient d'ouvrir l'audience.
9h39: Une soixantaine de journalistes sont massés dans la salle d'audience et attendent l'arrivée du convoyeur de fonds Toni Musulin. Il refuse d'être filmé et photographié.
9h23: Les avocats de Toni Musulin sont arrivés
Nouveau rebondissement dans l’affaire du «casse du siècle». Alors que son procès devait être reporté en juin pour des problèmes de procédure, Toni Musulin sera finalement bel et bien jugé mardi par le tribunal correctionnel de Lyon.
>> Retrouvez tous les articles sur Toni Musulin par ici
Le plus célèbre convoyeur de fonds de France, qui avait subtilisé le 5 novembre 2009 à Lyon les 11,6 millions d’euros de son fourgon blindé sans violence, pourra donc s’expliquer sur ce vol audacieux, préparé de longue date. Ainsi que sur une tentative d’escroquerie à l’assurance pour le vol présumé de sa Ferrari.
«Une excellente nouvelle»
C’est une décision de la chambre criminelle de la cour de cassation, tombée opportunément hier en fin de journée, qui a débloqué la situation. Alors qu’ils ne devaient pas se prononcer avant mercredi, les magistrats ont rejeté la requête des avocats du convoyeur contestant son extradition de Monaco vers la France le 16 novembre.
Or le fond de l’affaire ne pouvait être jugé tant que cette demande en urgence n’avait pas été examinée. «Le procès peut donc se tenir normalement», a indiqué hier le parquet de Lyon.
«C’est une excellente nouvelle, a réagi Me Hervé Banbanaste, un des deux avocats de Toni Musulin. Nous allons demander la nullité de toute cette procédure hors du commun. La justice est allée de maladresse en maladresse». Les avocats, dont les multiples demandes d’acte ont toutes été refusées, n’ont eu de cesse depuis six mois de critiquer une instruction «à la va-vite».
>> A lire, le portrait de Toni Musulin par ici