Les tractations pour la fusion des listes et des programmes de la gauche prennent plus de temps que prévu en Rhône-Alpes. Hier, à 20 h, Europe Ecologie, le Parti socialiste et le Front de gauche n'étaient pas encore parvenus à un accord en vue du second tour du 14 mars. La journée de négociations avait débuté doucement à 8 h au Palais de la Mutualité (Lyon 3e). « L'ambiance est sereine, racontait en fin de matinée François Jacquart, tête de liste du Front de gauche en Ardèche. L'élimination du MoDem évite à Jean-Jack Queyranne de se poser la question d'une alliance avec eux. » Expliquant vouloir assister aujourd'hui aux obsèques de Jean Ferrat en Ardèche, le candidat PS espérait conclure au plus vite une « alliance socialiste, écologiste et républicaine », avec une « juste répartition » des postes, « proportionnelle à l'influence de chacun ». Mais, d'emblée, les candidats d'Europe Ecologie n'ont pas semblé apprécier « le ton hégémonique » du président sortant. « Nous voulons un contrat de mandature plus détaillé qu'en 2004. Une journée de travail, c'est un peu juste », prédisait l'une des huit têtes de listes départementales d'Europe Ecologie. Les trois formations ont jusqu'à ce soir, 18 h, pour déposer leur liste à la préfecture.