Après six mois d'actions coups de poing et de négociations, l'avenir de Siemens VAI (Loire) semble définitivement scellé. Hier, au lendemain de la séquestration de deux cadres sur le site de Saint-Chamond, l'intersyndicale a signé l'accord de sortie de crise proposé par le président Bernhard Fonseka.
Un accord de la dernière chance selon les syndicats, qui ont dû accepter avec « amertume » d'entériner la fermeture définitive de Saint-Chamond. « On n'a pas eu le choix, indique Georges
Boncompain, membre de l'intersyndicale. Le président nous a fait comprendre que si nous n'acceptions pas cette dernière proposition, il fermait tout dans la Loire. »
Des indemnités en hausse
Maigre consolation, les salariés ont fait légèrement fléchir la direction sur le nombre de licenciements. « Finalement, 380 emplois sur les 600 existants à Saint-Chamond et Montbrison seront maintenus, soit quinze de plus que ce qui était prévu. Mais cela ne suffira pas pour faire fonctionner la société correctement », ajoute le délégué. La direction a également clairement revu à la hausse le montant des indemnités de licenciement, passées de 5 000 € de base à 25 000 €. Le plafond de ces primes supra légales atteint désormais les 45 000 € contre 24 000 proposées au départ aux salariés.
Les 370 salariés de Saint-Chamond, en grève depuis lundi pour protester contre le plande restructuration, doiventse réunir ce matin pour décider de la reprise ou non du travail.