Ils sont restés séquestrés pendant plus de vingt-quatre heures. Vers 18 h hier, les deux cadres de Siemens VAI retenus par les salariés sur le site de Saint-Chamond ont été relâchés. Et les discussions, au point mort depuis lundi, ont repris à la préfecture de la Loire, en présence du président allemand Berhnard Fonseka, de l'intersyndicale, du préfet et des élus locaux. Depuis des mois, les 370 salariés de Siemens multiplient les actions coups-de-poing pour protester contre la fermeture de leur usine et la suppression de 240 postes.
« Plus de dialogue possible »
Lundi, les syndicats comptaient poursuivre les négociations lors d'un comité central d'entreprise. « Mais nous nous sommes retrouvés face à un mur. Il n'y avait plus de dialogue possible avec la direction, indique Georges Boncompain, membre de l'intersyndicale. La seule solution que nous ayons trouvée, c'était de retenir les cadres. » Parmi les points de discorde, les employés de Siemens espèrent encore faire fléchir leur président sur les suppressions de postes. « Pour faire face à l'activité des deux sites Siemens de la Loire (Saint-Chamond et Montbrison), il faut conserver 476 des 600 postes », ajoute l'intersyndicale.
La direction s'est dite « satisfaite » hier que les discussions reprennent leurs cours.
La direction a proposé des indemnités allant de 5 000 à 24 000 €. « C'est six fois moins que dans des entreprises voisines qui ont licencié », regrette l'intersyndicale.