Cela fait maintenant une semaine que plus une goutte de carburant ne sort de la raffinerie Total de Feyzin. Lors d'une assemblée générale qui a réuni hier près d'un tiers des 600 salariés du site, le mouvement de grève entamé le 17 février a été une nouvelle fois reconduit. Les employés de la raffinerie ont ainsi réaffirmé leur solidarité avec leurs « copains des Flandres », en grève contre la fermeture du site de Dunkerque. Et dénoncé la politique « peu claire » du groupe Total.
Manque de confiance
« Les salariés n'ont plus confiance dans leur direction. Ils veulent des garanties, du concret. Que Total donne une stratégie à ses employés, une visibilité sur l'avenir des raffineries », explique David Faure, secrétaire du comité d'entreprise (CFDT). Conséquence de la grève : les 300 camions qui viennent habituellement chaque jour à Feyzin remplir leur cuve pour ravitailler les stations-service de la région ne peuvent plus franchir les grilles. Et le manque de carburant commence à se faire ressentir à la pompe. Hier, environ 10 % des 2 600 stations Elf et Total de France étaient en rupture de stock d'au moins un carburant. Une nouvelle assemblée générale doit se tenir aujourd'hui à 13 h 30 pour décider de la suite du mouvement.