Il appelle cela la « démocratie tabouret ». Juché sur un marchepied en bois, micro à la main, Azouz Begag s'est posé hier midi au milieu du parvis de la gare de la Part-Dieu pour « aller à la rencontre des gens ». La tête de liste MoDem pour les élections régionales assure préférer cet exercice « aux meetings et aux conférences de bureau ». Le candidat entend ainsi « faire de la pédagogie » sur le rôle du conseil régional, tel un instituteur. « Que ceux qui connaissent le conseil régional lèvent la main ! », lance-t-il devant plusieurs dizaines de personnes, des passants, des militants démocrates et quelques adhérents UMP venus le taquiner. « Combien répondent à cette question ? Très peu. Et pourtant, vous payez tous une carte grise au conseil régional. » Azouz Begag aime mettre en avant le déficit de notoriété de l'institution et du président sortant, Jean-Jack Queyranne (PS) malgré d'importantes campagnes de communication.
« Il parle aux citoyens »
« Moi, je préfère investir l'espace public. C'est une campagne pas chère, mais qui peut rapporter gros ! », relève l'ancien ministre. Le discours est rodé. Des voyageurs s'arrêtent. « Au moins, il parle aux citoyens et non à une caméra. C'est courageux de sa part », estime Akram, 22 ans, à la recherche d'un emploi. « C'est surtout de la communication, il ne répond pas à toutes les questions », critique Maxime, lycéen. Azouz Begag doit poursuivre sa campagne tabouret aujourd'hui à Villefranche.
Interrogé hier sur l'absence de programme pour la liste MoDem à trois semaines de l'élection, Azouz Begag a indiqué que tout serait prêt jeudi. « Mais vous verrez, ce sera un programme super original, avec des idées décalées », a-t-il déclaré.