Élu en 2004 président de Rhône-Alpes sur la base d'un programme commun élaboré avec les écologistes et les communistes, le socialiste Jean-Jack Queyranne brigue aujourd'hui un second mandat. Mais avec quel bilan ? La rédaction de 20 Minutes a repris les principales mesures proposées il y a six ans et regardé ce qui avait été fait ou non (voir tableau). Résultat : le président sortant a respecté une grande partie de ses engagements. Parmi les plus salués, l'investissement de 600 millions d'euros pour améliorer le matériel et les lignes du réseau TER, dont le nombre de passagers a progressé de 50 % en cinq ans.
Hausse des impôts critiquée
Faire de Rhône-Alpes une « écorégion » a été le leitmotiv de la majorité. Même si les relations entre Jean-Jack Queyranne et les écologistes n'ont pas toujours été au beau fixe, la région s'est engagée contre l'installation du réacteur EPR, contre les essais OGM, pour la filière des énergies renouvelables ou l'agriculture bio. Côté emploi-formation, le nombre d'apprentis est certes passé de 32 000 à 42 000, mais les objectifs en matière d'emplois tremplins ou de contrats de retour à l'emploi sont loin d'être atteints. « La situation économique s'est dégradée », rappelle Anne-Sophie Condemine, conseillère régionale MoDem. Durant cette mandature, l'exécutif a dû affronter quelques tempêtes. Le coûteux changement du logo de la région a été vivement critiqué par l'opposition. Tout comme la décision de construire un nouveau siège à la Confluence pour plus de 100 millions d'euros. Autres sujets de discorde : la progression des effectifs de fonctionnaires et la hausse de la fiscalité de près de 25 % alors que le candidat Queyranne avait promis de ne pas y toucher. « Il fallait compenser les millions d'euros non versés par l'Etat qui nous transférait de nouvelles compétences sans l'intégralité des budgets », explique Bernard Soulage, vice-président PS.
Après six ans à la tête de Rhône-Alpes, le président Jean-Jack Queyranne demeure peu connu. Malgré la création d'ambassades de la région dans plusieurs villes, le lancement d'un journal gratuit et d'une WebTV, seuls 20 % des Rhônalpins peuvent citer le nom de leur président.