La Maison du peuple « choquée »

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Publié le 13 janvier 2010.

« Nous ne sommes pas contre les contrôles, mais nous sommes choqués

par la méthode employée. C'était une opération politique, d'intimidation », estime Patrick Soulinhac, militant CGT et président de la Maison du peuple, dans le 8e. Le 3 décembre, la vénérable structure qui défend, entre autres, les droits des travailleurs sans papiers et soutient la cause des précaires, a fait l'objet d'une descente de vingt-cinq agents des services de police, de l'Urssaf, de l'hygiène et des douanes, selon les salariés. La visite a duré une heure. « Ils n'ont rien trouvé, tout était en règle, mais c'était très impressionnant », affirme Zakia Henry, la directrice. Après avoir pris le temps de la réflexion, les responsables de la Maison du peuple ont annoncé hier la mise en place d'un « système de veille citoyenne » avec l'appui de syndicats et des partis de gauche afin de recenser et de dénoncer le cas échéant les opérations de police contre des structures ­similaires. W

Sandrine Boucher

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