Les restaurants scolaires débordent, les familles frôlent l'indigestion. Depuis lundi, les parents d'élèves de l'école Meynis (3e) doivent s'organiser pour prendre en charge les enfants lorsque la cantine affiche complet. Jusqu'alors, dans les écoles de la ville,où 18 500 repas quotidiens sont servis, la priorité était donnée aux écoliers ayant deux parents en activité, aux familles à faibles revenus et monoparentales. Désormais, même eux ne sont plus assurés d'une place quotidienne.
« Sur consigne de la mairie de Lyon, on nous demande de mettre en place un roulement afin de ne plus mettre nos enfants à la cantine tous les jours, explique un parent d'élève de Meynis, Arnaud Carval. Ma femme et moi travaillons. Je ne peux pas dire à mon employeur que je m'absente entre 10 h 40 et 14 h pour faire manger mes enfants », poursuit-il, soucieux que la mairie mette fin à cette situation « inacceptable ». D'ici à 2013, un nouveau restaurant scolaire doit être construit dans cette école pour répondre à la demande, en hausse constante ces dernières années partout dans la ville. « En sept ans, la fréquentation des cantines a augmenté de 8 % à Lyon. Les capacités d'accueil ont également progressé mais pas suffisamment, indique l'adjoint aux Affaires scolaires, Yves Fournel (Gaec). Nous faisons appel à la solidarité des familles pour qu'il y ait une répartition d'accueil équitable », poursuit l'élu qui a prévu d'ouvrir cette année des selfs dans 17 des 130 restaurants scolaires lyonnais, en vue d'augmenter les capacités d'accueil dans les écoles concernées. « Mais cela ne résoudra pas tout. Pour que tout enfant puisse manger à l'école, la mairie devra agrandir et créer d'autres restaurants », note la FCPE du Rhône, à l'origine, l'an passé, d'un recours contre le nouveau règlement des cantines à Oullins (lire encadré). Des conditions d'accès jugées « illégales » et annulées en octobre par le conseil d'Etat. W