Le combat politique de Jean-Paul Bret (PS) pour la reconnaissance du génocide arménien a été salué par la justice. Hier, le maire de Villeurbanne a été relaxé par la 6e chambre du tribunal correctionnel de Lyon des faits de « discrimination » qui lui étaient reprochés.
Sirma Oran-Martz, militante Verts, avait attaqué l'édile en justice car elle n'avait pas digéré que celui-ci lui demande de se positionner clairement sur le génocide arménien de 1915 en raison de ses origines turques avant les municipales de 2008. Selon le tribunal, l'infraction avancée par la partie civile n'était pas caractérisée. Le jugement souligne par ailleurs qu'il « appartenait à Jean-Paul Bret d'anticiper les attaques adverses » compte tenu de «son engagement personnel ». Et que son « interrogation » vis-à-vis de Sirma Oran-Martz était « légitime » car elle avait tenu à plusieurs reprises « des propos ambigus » sur la reconnaissance du génocide. La militante a été condamnée à verser au maire 1 500 euros de dommages et intérêts pour « constitution de partie civile abusive ». Poursuivre pour discrimination « un homme politique reconnu pour son engagement en faveur de la défense des droits de l'homme [...] constitue un abus qui doit être réparé », a estimé le tribunal. « C'est un jugement qui dépasse la simple relaxe. Il va obliger ceux qui tiennent des propos ambigus à faire désormais attention », a déclaré Jean-Paul Bret. W
Carole Bianchi