Le meurtrier du jeune Amar, tué dimanche à Mermoz-Sud (8e) alors qu'il se rendait à la boulangerie, est-il toujours en liberté ? C'est ce qu'essaient de déterminer les enquêteurs de la brigade criminelle de Lyon, où sont auditionnés deux Vaudais de 21 et 26 ans interpellés, hier à l'aube, à Saint-Chamond (Loire) et dans la région lyonnaise. Le premier, arrêté à bord de la Citroën qui pourrait avoir été utilisée lors de la fusillade mortelle, a un gros passé judiciaire, « avec une quarantaine d'affaires à son actif, dont des vols sous la menace d'une arme », précise une source judiciaire.
Le second, un ancien Brondillant, est également connu des services de police, « mais pour des faits moins importants », indique le chef de la sûreté départementale du Rhône, Jean-Marc Rebouillat. Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir participé aux violentes rixes qui ont éclaté dimanche, place Latarjet. Là où en fin de journée, l'adolescent de 12 ans était abattu de dix balles. « Il y a des avancées notables dans l'enquête. Nous sommes en train de reconstruire le fil des événements et de définir le rôle de chacun. Mais nous ne sommes pas en mesure de dire si l'un d'eux est le tireur », précise prudemment le policier. « Nous espérons les coincer si ce sont eux, mais ces gens ne sont pas très bavards en général », ajoute une source judiciaire, précisant que différents éléments ont permis de remonter jusqu'à eux. Hier soir, trois autres jeunes, dont la garde à vue a été prolongée jusqu'à aujourd'hui, étaient toujours entendus par les enquêteurs. Ils auraient également participé aux bagarres. Le jeune homme de 23 ans interpellé lundi à Bron et considéré comme « un témoin important » est ressorti libre. W