L'extension du nombre de places payantes va se concrétiser par des embauches au sein de l'Unité de contrôle du stationnement. « Mais si on crée des postes, il faudra en supprimer ailleurs », prévient le maire PS Gérard Collomb. Car le budget 2010, qui doit être débattu ce soir devant le conseil municipal, est placé sous le signe de la maîtrise de la masse salariale, poste qui représente 58 % des dépenses de fonctionnement de la ville.
En 2010, elle ne devrait progresser que de 0,3 % contre plus de 4 % les années précédentes. « C'est un effort considérable, souligne le maire de Lyon, qui va présenter un budget 2010 de 688 millions d'euros, contre 658 cette année. Nous avons serré dès 2009 les dépenses de fonctionnement, ce qui va dégager des ressources pour les investissements futurs. » L'an prochain, ils devraient revenir à leur niveau de 2008 (110 millions) après une chute à 90 millions en 2009, année marquée par un budget de crise. Les recettes seront largement supérieures aux dépenses (572 millions contre 506) permettant de dégager des fonds pour l'épargne et la gestion de la dette En 2010, la ville de Lyon devra notamment commencer à rembourser l'emprunt contracté par l'ancien maire Raymond Barre (1995-2001) il y a dix ans. « Mais Lyon peut se vanter d'avoir une dette par habitant plutôt faible. Moins de 900 euros par habitant alors que pour l'Etat c'est 20 000 euros », souligne Richard Brumm, adjoint aux finances. « Ce budget révèle surtout la mauvaise gestion du premier mandat de Gérard Collomb, qui a laissé filer les dépenses de fonctionnement, estime pour sa part Michel Havard (UMP), président du groupe d'opposition Ensemble pour Lyon. La conséquence aujourd'hui est une dégradation des capacités d'investissement de la ville et un endettement qui a progressé. » W
F. C.