Il espérait une réponse rapide du préfet, mais ne s'attendait sans doute pas à ce qu'elle prenne cette forme-là. Dix jours après avoir demandé une trêve des expulsions hivernales pour les squats et bidonvilles de l'agglomération, le collectif Rrom a appris vendredi l'évacuation de deux terrains. L'un à Surville (7e), l'autre à Vénissieux, où plus de deux cents personnes s'étaient aménagées des baraques de fortune chauffées. Ces familles se retrouvent à la rue aujourd'hui, la moitié seulement d'entre elles ayant obtenu, selon le collectif, un relogement à l'hôtel pour trois nuits. « Le préfet s'obstine dans une politique d'expulsion inefficace et coûteuse, qui ne respecte pas les droits de l'homme et met en danger les familles », dénoncent les associations, inquiètent, avec la vague de froid qui arrive, pour la santé de ces populations. Elles réclament l'élaboration d'urgence d'une politique d'accueil des Roms, comme celles mises en place dans plusieurs autres départements français. W
E. F.