Les infirmières scolaires n'ont pas chômé au collège Ampère (2e). Dans cet établissement, où la campagne de vaccination contre le virus H1N1 a débuté hier, une centaine d'élèves a été immunisée. « Cela représente 16 % de nos effectifs, indique la principale du collège, Nicole Guidicelly. Sachant que les parents n'ont eu qu'une semaine pour réfléchir, c'est déjà pas mal. » Parmi les premiers candidats, Matthias, 12 ans, est venu naturellement. « Toute ma famille va se faire vacciner. Après tout, il ne s'agit que d'une petite piqûre pour être tranquille », indique cet élève de 5e. Daria, 13 ans, acquiesce. « Je ne suis pas très résistante. Je pense que c'est mieux pour moi. »
Dans sa classe, pourtant, la majorité des élèves refuse, pour le moment, l'injection. Même avec l'autorisation parentale, indispensable pour qu'ils se fassent vacciner, les ados sont les seuls décisionnaires. « Beaucoup se disent que ce n'est pas possible de faire un vaccin aussi rapidement. Ils ne sont pas rassurés », note Salomé. Bianca fait partie de ceux-là. « Je me dis qu'il y a peut-être des risques de réaction. Mais, comme mon père va se faire vacciner, j'ai finalement accepté. » Dans les 43 établissements où les élèves sont désormais pris en charge par 176 personnels de la médecine scolaire les lundis et jeudis, seuls 10 % des collégiens et des lycéens se sont portés candidats. Mais la tendance pourrait s'inverser. « La population ne s'est pas pressée dans les centres, au départ, et, maintenant, ces mêmes centres sont surchargés. Les parents attendent de voir comment cela va se passer pour se décider, indique André Duco, inspecteur adjoint d'académie du Rhône. En cas de forte demande, tout a été prévu pour que les volontaires soient immunisés d'ici au 18 décembre, quitte à vacciner tous les jours. » Dans le département, 132 000 élèves pourraient potentiellement demander à être vaccinés dans l'un des 287 établissements du second degré. W