Les peines alternatives restent toujours à la marge

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Publié le 27 novembre 2009.

Parmi les condamnations prononcées à Lyon à l'issue des comparutions immédiates, les peines de travaux d'intérêt général relèvent toujours de l'exception. C'est ce qui ressort du rapport 2008 du Conseil lyonnais pour le respect des droits (CLRD) présenté hier et élaboré à partir des observations fournies par 40 bénévoles. Sur les 565 affaires suivies par ce « réseau d'observateurs », ces mesures alternatives à la détention n'ont représenté que 2,3 % des condamnations (3,4 % en 2007). Dans 66 % des cas, les prévenus ont écopé d'une peine de prison ferme. « Ce faible recours aux mesures alternatives est dû notamment au manque de structures volontaires pour accueillir les personnes condamnées à ces peines », indique Olivier Martinon, membre du CLRD. Pour inverser la tendance, le conseil a édité le guide « Travail d'intérêt général mode d'emploi » pour les collectivités, associations et établissements publics agréés à recevoir ces condamnés. W

E. F.

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