Branle-bas de combat hier matin au siège de Monsanto Agriculture France à Bron. Des employés de la filiale du géant américain de l'agrochimie ont été destinataires de plusieurs enveloppes contenant une poudre blanche suspecte. Une découverte qui a entraîné l'intervention de la police des pompiers, qui ont pris en charge les plis pour analyse. Le bâtiment n'a cependant pas été évacué. « Il s'agissait en fait de maïs écrasé », a précisé le parquet de Lyon. Les destinataires des enveloppes ont été toutefois conduits à l'hôpital où ils ont été vus par un médecin. Une enquête a été ouverte pour déterminer l'expéditeur de ces courriers. D'autres établissements de Monsanto, principal producteur de semences génétiquement modifiées, ont aussi reçu des enveloppes similaires, en Eure-et-Loire et à Bruxelles. Ces envois sont arrivés le jour où la cour d'appel de Bordeaux rendait son arrêt dans une affaire d'action anti-OGM menée en 2006 à Lugos par 12 faucheurs, dont le député européen José Bové. W
F. C.