Deux affaires qui ne font plus qu'une. Le petit Mouradi Gasviani, 5 ans, activement recherché* depuis sa disparition à Saint-Etienne le 5 novembre n'est autre que le fils de la jeune femme retrouvée égorgée le 13 novembre au coeur du massif du Pilat (Loire). L'identification d'Inga Watcharia, une Géorgienne de 25 ans, révélée lundi par le procureur de la République de Saint-Etienne, Jacques Pin, a permis de relier les deux enquêtes qui stagnaient.
Une double information judiciaire a été ouverte pour « séquestration » du petit garçon, scolarisé dans une école maternelle de Saint-Etienne, et pour « assassinat ». « La mort d'Inga Watcharia ressemble à une exécution », a relevé le procureur.
Dans cette affaire, deux pistes sont pour le moment privilégiées, celle du « drame familial » et du « règlement de comptes » lié à une filière de passeurs clandestins. Les recherches se portent désormais sur le mari de la victime, Alouda Gasviani, 32 ans, lui aussi activement recherché. Il est « arrivé en France en 2007, précise Jacques Pin. Sa femme et son fils l'ont rejoint en 2008 à l'aide du regroupement familial ». Bénéficiant d'un statut de demandeurs d'asile, « les deux parents ne travaillaient pas », a relevé le procureur. Les enquêteurs se concentrent notamment sur les déclarations d'Alouda, interrogé lors d'un contrôle de police il y a quelques mois. Il avait alors expliqué s'être rendu en France à l'aide de passeurs, en échange de 5 000 euros. Alouda fait-il aujourd'hui l'objet d'un chantage ? Là encore, les gendarmes possèdent peu d'éléments pour faire avancer cette piste. W
*Numéro vert: 08 00 00 11 68