Les syndicats et les autorités académiques ont beau ne pas être d'accord sur le nombre de grévistes, l'appel à la mobilisation semble avoir été entendu hier. Malgré l'absence d'unité syndicale, près de 2 000 personnes ont manifesté hier à Lyon. Les manifestants ont pour la première fois depuis la rentrée défilé entre le rectorat et la préfecture pour protester contre les 16 000 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2010.
« Il était impossible de ne pas réagir alors que le budget est en débat au Parlement », a indiqué hier Rosario Elia, délégué à la FSU du Rhône. « Cinquante mille postes ont été supprimés en trois ans dans l'éducation. C'est le plus gros plan social. Et dans les établissements, nous fonctionnons tous à flux tendus », ajoute le syndicaliste, qui estimait hier entre 30 et 40 % le taux de personnels en grève dans l'académie. Le rectorat indiquait dans le même temps que seuls 16 % des personnels étaient mobilisés, dont 11 % dans le premier degré et 9,6 % dans les lycées. Peu nombreux dans le cortège, les personnels du second degré étaient toutefois largement représentés par leurs élèves, mobilisés contre la réforme du lycée. « C'est un projet au rabais qui ne réglera aucun des problèmes actuels. L'an passé, le ministère voulait tout révolutionner et là, il propose des mesures [suivi personnalisé] qui faute de moyens ne seront pas applicables », dénonce Léonie, en première à Lyon. W
E. F.