Un dialogue toujours aussi difficile à établir. Hier, le préfet délégué à l'Egalité des chances, Francis Vuibert, a indiqué qu'un logement social serait proposé « d'ici à la fin de l'année » à 383 personnes placées en centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) dans le Rhône, contre 285 l'an passé. Objectif : désengorger ces accueils d'urgence « où certains vivent depuis un an », constate Francis Vuibert, aux côtés du foyer Notre-Dame des sans-abri qui gère le dispositif du 115 dans le département. Chaque nuit, entre 100 et 150 personnes dorment dans la rue faute de places.
Le préfet délégué a ainsi répondu indirectement aux associations de soutien aux sans-abri et aux syndicats qui sommaient l'Etat, en début de semaine, de respecter la loi sur l'hebergement d'urgence. « C'est moins l'absence de places que leur gouvernance qui pose problème, a-t-il souligné. D'où l'augmentation de financements pour la construction de logements sociaux. » Le foyer Notre-Dame a par ailleurs annoncé qu'il expérimenterait, à partir du 1er décembre, une halte de nuit, au 68, rue Sébastien-Gryphe pour les sans-abri qui refusent de dormir dans les centres l'hiver. De 23 h à 6 h, cette « population invisible » pourra venir discuter avec des bénévoles et prendre un café si elle le souhaite. W