La facture baisse pour les riverains de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry, candidats à l'insonorisation. Grâce à un nouveau décret sorti en juin dernier, ces riverains vivant dans le périmètre du plan de gêne sonore bénéficient désormais d'une prise en charge de leurs travaux d'isolation à 95 %, contre 80 % jusqu'alors. « Cela concerne les opérations groupées, précise Michel Valentin, chef de la mission bruit au ministère de l'Ecologie et du Développement durable. C'est-à-dire les travaux réalisés dans les copropriétés, les HLM, les lotissements ou dans cinq maisons d'une même commune. »
En quelques mois, cette mesure destinée à faciliter l'accès au dispositif, en limitant le coût restant à la charge des riverains, a boosté les demandes aux abords de la plate-forme lyonnaise. Entre 1999 et 2008, 922 logements ont été insonorisés sur les 12 communes de l'Ain, du Rhône et de l'Isère, partiellement ou totalement intégrées au plan de gêne sonore. Environ 600 foyers doivent encore être isolés. « Depuis le début de l'année, nous avons validé les dossiers pour l'insonorisation de 155 logements et d'une école. En 2009, nous allons consacrer 3,1 millions à cette aide contre 1,4 les années précédentes », se félicite Lionel Lassagne, directeur développement durable aux Aéroports de Lyon. Mais tous les riverains n'ont pas droit au coup de pouce de Saint-Exupéry, la moitié des demandes n'ayant pas abouti. « Le périmètre du plan de gêne sonore est très limité. Seule une infime partie des riverains bénéficie des aides », rappelle Michel Transy, vice-président de l'Association contre l'extension et les nuisances de l'aéroport Lyon-Satolas (Acenas). « Beaucoup ne sont pas éligibles alors qu'ils subissent exactement les mêmes nuisances que leurs voisins qui habitent à 50 mètres et qui, eux, bénéficient de l'aide », conclut l'association. W