Dans une ruelle typique de la Croix-Rousse, une grosse berline noire entrave le passage de quelques joggers et piétons. Sous l'oeil attentif d'une vingtaine de techniciens, le ton monte entre un flic du Service régional de police judiciaire de Lyon et un agent d'Interpol, qui enquêtent tous les deux sur la disparition inquiétante de deux enfants d'un pompier. Mais l'actrice Corinne Touzet, alias Louise, semble vouloir calmer le jeu.
Mardi, le tournage du pilote (90 mn) d'Interpol, une nouvelle série policière en préparation chez TF1, se concentrait dans le 4e arrondissement. Il a débuté à la caserne des pompiers de Feyzin le 26 octobre et s'achèvera le 21 novembre, après s'être arrêté à Décines, Saint-Cyr-au-Mont-d'Or ou encore Saint-Chamond (Loire) et Bourgoin (Isère).
La région Rhône-Alpes et Lyon, ville où siège Interpol, l'organisation mondiale de coopération policière, ont été choisies pour « coller à la réalité et faire voyager les téléspectateurs qui peuvent se lasser des rues de Paris », selon la chaîne. « On entend de plus en plus d'affaires de fugitifs traqués, sans vraiment savoir ce qu'il y a derrière, explique l'auteur de la série, Franck Ollivier. Ces histoires sont d'actualité. »
Si l'épisode d'essai trouve son public après une diffusion prévue « fin de l'hiver », les décors de Lyon pourraient donc devenir la toile de fond de la série télé. « Cette ville a une couleur, une lumière particulière qui évite de donner un aspect anxiogène à la série, souligne Stanislas Vart, régisseur général. Les acteurs ont été bluffés par l'architecture. » Pour l'occasion, les bureaux d'Interpol ont été recréés au studio 24 à Villeurbanne.
La chaîne, qui multiplie les séries télé en région, comme à Bordeaux ou Martigues, vise ainsi à faire travailler les locaux. « L'équipe de techniciens est à 80 % lyonnaise, précise le régisseur. Nous faisons tous les efforts pour que ça marche. Ce serait une importante injection d'argent dans le tissu économique de la région. » W