Le maire de Villeurbanne appelé à la barre. Hier, Jean-Paul Bret (PS), comparaissait devant la 6e chambre presse du tribunal correctionnel de Lyon pour « discrimination » sur citation directe de Sirma Oran-Martz. Cette militante du parti des Verts reproche à l'édile, en janvier 2008, période de campagne électorale, de lui avoir « demandé sa position sur la reconnaissance du génocide arménien de 1915, en raison de ses origines turques ».
Présente sur la liste des Verts de Villeurbanne, qui s'étaient unis au PS le 12 janvier 2008 en vue des élections municipales, Sirma Oran-Martz a, par la suite, renoncé à son engagement après de « multiples pressions ». Elle avait reconnu le génocide mais ne souhaitait pas être la « Turque de service ». « Lors de la photo de groupe, j'ai été traitée comme une pestiférée », révèle-t-elle. « A Villeurbanne, s'est défendu le maire, reconnaître le génocide arménien fait partie d'un ciment de valeurs collectives. Il me semblait légitime de lui poser cette question en raison de ses engagements dans des associations franco-turques ». Pour Charles Morel, avocat de Sirma Oran-Martz, « défendre une juste cause ne justifie pas cette discrimination ». Le procureur s'en est remis au jugement du tribunal, qui sera rendu le 5 janvier. W