En matière d'intégration des salariés handicapés, les entreprises rhônalpines peuvent mieux faire. C'est le constat que dresse l'Association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées du Rhône (Adapt), quatre ans après l'entrée en vigueur de la loi de 2005, imposant aux sociétés d'au moins 20 salariés d'employer 6 % de travailleurs handicapés. Depuis, les entreprises qui ne répondent pas à cette obligation doivent verser, chaque année à l'Association chargée de gérer le fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph), une contribution allant jusqu'à 600 fois le smic horaire par salarié manquant. « Cette loi a été un véritable électrochoc dans les sociétés. Mais le taux moyen de salariés handicapés dans les entreprises ne dépasse pas les 3 %, déplore Nathalie Paris, directrice déléguée de l'Adapt. Beaucoup d'employeurs restent frileux et préfèrent payer une pénalité plutôt que d'embaucher. »
C'est le cas de 23,3 % des entreprises privées de la région (contre 5,6 % dans le public). Mais ces dernières pourraient être amenées à revoir rapidement leur politique de recrutement avec la hausse des pénalités, prévue au 1er janvier. Les contributions pourront aller jusqu'à 1500 fois le smic horaire (13 200 euros) par salarié handicapé manquant dans les effectifs. Un détail que ne manquera pas de rappeler l'Adapt lors de la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées (du 16 au 22 novembre), au cours de laquelle plusieurs manifestations sont prévues à l'attention des recruteurs et des chômeurs. W
E. F.