Demain à 12 h, les accords sociaux en vigueur au sein des TCL n'existeront plus. Le processus de dénonciation de cet ensemble de 300 textes, entamé il y un an par la direction de Keolis Lyon, arrive à son terme. Mais pour l'instant, aucun autre accord n'a été signé entre la direction et le personnel concernant l'organisation du travail et les salaires. Hier, la direction de Keolis Lyon a donc fait de nouvelles propositions aux syndicats pour sortir du conflit qui s'est soldé par onze jours de grève fin septembre. « Nous avons pris en compte les demandes des salariés et des syndicats. Ce sont des avancées très fortes », a indiqué Bernard Tabary, directeur général de l'entreprise. La direction a notamment assoupli le système de récupération des heures supplémentaires ainsi que les règles d'affectation sur les dépôts, principaux sujets de controverse.
« On ne se dirige pas vers une signature vendredi. Il y a eu des avancées mais les propositions restent nettement insuffisantes », estime Bruno Serpaggi, secrétaire CFTC aux TCL. Faute d'accord demain, Keolis devra appliquer de façon unilatérale les nouvelles dispositions d'organisation du travail. « Et ce sera une source de conflits pendant une bonne dizaine d'années », estiment les syndicats, qui ont déposé un préavis de grève pour... demain. Selon la direction, 85 % du réseau devrait fonctionner (70 % pour les bus). W
Frédéric Crouzet